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 [Neighborhood] I feel so lost right now ft. Latisha

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Z. Gabriel Witting
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Admin

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◊ moving in to Buffalo : 06/08/2014


MessageSujet: [Neighborhood] I feel so lost right now ft. Latisha Mer 14 Jan - 11:27

Latisha & Gabriel
I feel so lost right now
Les responsabilités, les prises de conscience, la maturité, autant de notions qu'il avait cherché à éviter pendant des années et qui désormais s'apprêtaient à frapper à sa porte. Il avait fuit ses précédentes copines, avec leur désir de couches sales, d'insomnies à donner le biberon et de repassage, considérant qu'il était l'unique enfant dont il fallait s'occuper sous le toit des appartements miteux qu'il avait occupé jusque-là. Certainement que si le Gabriel des dernières années devait rencontrer celui d'aujourd'hui, il aurait de quoi bien se fendre la poire. Ca c'était pas fait en un jour, cet éclair soudain de lucidité quant à sa soudaine raison, mais à force d'enchaîner les diverses étapes depuis quatre jours, il sentait bien que les sujets d'ordinaires très scatophile et enfantins n'étaient plus au centre de ses préoccupations; il songeait espace, confort, disponibilité, paiements, travaux et long terme. Cela faisait donc trois, ou quatre, jours que le barman s'activait dans tout le logement à déplacer des meubles, faire la poussière à des endroits incongrus, à retaper les portes. Ses pauvres voisins se devaient de supporter H24 le bruit horripilant du marteau enfonçant des clous, à des heures parfois indues, sans pouvoir réellement aller le réprimander, surtout quand on réalisait ce qu'il s'efforçait de fabriquer; une rampe pour handicapé. Pas qu'il songeait à casser les deux jambes de son colocataire actuel dans l'unique but de s'essayer à la parenté, mais Rory n'allait pas tarder à venir vivre avec lui et dans un élan fraternel poussé, Gabriel s'était mis en tête de lui rendre son séjour aussi agréable que possible. Le seul souci c'était que depuis trois jours, à chaque coup de téléphone, elle repoussait son départ de chez ses parents, prétextant que ses bagages n'étaient pas encore prêts, qu'elle avait des derniers rendez-vous à boucler.. Mensonge. Ils n'avaient qu'une moitié d'ADN en commun mais il s'agissait assurément de la partie dans laquelle était concentré le plus fort taux de fainéantise, puisqu'il était à peu près du même acabit quand il s'agissait de prendre d'importante décision; repousser le jour J dans l'espoir que quelqu'un finisse par prendre les devants et le faire à sa place pour lui éviter les migraines dues à une réflexion trop poussée. Elle était pourtant bien là, sa migraine, à force d'entendre le bruit du marteau s'éclatant sur les clous et ce même s'il n'y avait pas retouché depuis la veille, il sentait encore ses oreilles bourdonner et ses muscles se contracter sous l'effort d'un mouvement répétitif. Il était en plein changement et cela se voyait; on avait finalement cessé de le voir comme un simple pilier de bar, un âne qui préférait encore faire un concours de pet avec aisselle avec le psy du coin pour gagner des cacahuètes. Non seulement on l'avait accepté comme un habitant du coin à part entière, mais désormais on arrivait à le voir autrement que comme un décérébré, un mec qui prenait enfin sa vie en main et décidait qu'il était temps de s'intéresser aux autres plutôt qu'à soi, ainsi qu'à un petit groupe restreint de proches. Rien que ça le faisait paniquer. Pendant longtemps Gabriel s'était imaginé être condamné à ne vivre que comme le boulet qu'on s'échangerait pour ne pas avoir à le supporter trop longtemps, sans doute parce que sa mère l'avait considéré comme une charge pendant son enfance.. Peut être aussi parce que son frère l'avait mis de côté, las de l'avoir dans ses pattes et que quelque part Gabriel le digérait encore. Ca expliquait certainement cette nécessité absolue de prendre soin de Rory une fois qu'elle arriverait, quand bien même elle ne lui facilitait pas du tout la tâche.

"J'dois faire des courses, t'as des trucs que je dois t'acheter avant que t'arrive ?" Inconscient. Il connaissait assez les femmes pour savoir qu'il y avait des choses à ne pas dire, sous-entendre ou demander et il venait de tomber en plein dedans. Surtout avec sa demi-soeur. Elle partait déjà un monologue dont il n'arrivait qu'à comprendre le quart de ce qu'elle expliquait, en ajoutant aussi le fait que quand elle parlait, elle accélérait la cadence à tel point que le TGV à côté, c'était un escargot. Elle avait déjà du franchir le mur du son avec un débit pareil, mais préférant éviter de s'entendre traiter de con, Gabriel nota docilement tout ce qu'il arrivait à retenir, autrement dit des bribes de mots - même pas de phrases - qu'il associait entre eux pour en créer des nouveaux dont le sens se retrouvait à des années-lumières de celui initial. D'accord, Rory mettait à mal sa tentative de responsabilisation, mais il allait s'en sortir non? Si Wyatt était capable de se faire des pancakes sans se cramer les sourcils, de recevoir ses patients sans faire de jeux de mots suspects avec leurs noms.. Alors Gabriel serait bien capable de rendre ce service à sa soeur sans prendre la fuite et sans faire de réflexions désobligeantes. Ca devait sûrement être trop lui demander.
Il avait commencé par se rendre à la supérette, confiant et d'une démarche assurée, avant de commencer à légèrement paniquer devant le rayon des produits féminins. Il y en avait trop. Tellement que ses yeux arrivaient à peine à se souvenir des marques qu'il lisait et son petit bout de papier sur lequel il avait griffonné ne l'aidait pas vraiment; il avait réussi l'exploit de croiser les mots entre eux, ainsi il réalisait maintenant qu'il avait sûrement mixé les noms des marques qu'elle voulait et ceux des marques qu'elle ne désirait pas. On avait du rater quelque chose dans son éducation, c'était pas possible autrement. Abandonnant le plan de passer par la supérette en premier, reposant son panier, il s'était dirigé vers la pharmacie, certain que là-bas ce serait moins compliqué mais à la question "quelle type de pilule elle prend ?", Gabriel avait regardé la pharmacienne d'un air effaré en bafouillant. Encore un peu et il se serait cru à une émission pour gagner des millions, quoiqu'il valait mieux pas parce qu'il aurait certainement perdu le pactole, et sa dignité dans le lot. C'était trop pour lui, il n'en avait aucune idée, sa connaissance de la biologie féminine s'arrêtait au fait de savoir que c'étaient elles qui portaient les bébés pendant neuf mois, ou moins, et c'était tout. Point barre. Tout ce qui allait autour c'était trop lui demander, puis ça lui gâchait le mythe qui entourait les femmes.

Voilà pourquoi, sans doute, il se retrouva devant chez sa voisine Latisha, la mine catastrophée, sa liste de course en main, à taper contre la porte sans prendre le temps de respirer entre chaque coup. C'eut été plus glamour, sans doute, de venir la déranger pour un oeuf, surtout qu'après il aurait pu l'inviter à partager le gâteau qu'il aurait pu faire avec .. Mais Witting n'était pas tellement connu pour être glamour ou chic. Là il risquait surtout de passer pour l'imbécile de base. "Faut que tu m'aides, j'y comprends rien. Pourtant je jure que j'ai voulu faire un effort, j'ai écouté, pris notes mais c'est trop compliqué, y a trop de choix, trop de décisions à prendre et si je me plante ça fera de moi le mec le plus idiot et on croira encore que j'en ai tellement rien à cirer des autres que j'ai fais exprès de me planter. Nul besoin de signifier que le débit était rapide et que si Latisha arrivait à saisir le sens de ses propos, elle atteindrait le rang de Divinité sans avoir à passer par les étapes successives. j'veux dire nous on se contente d'un shampoing, d'une brosse à dent et d'un déo, mais vous.. Vous avez trente milles trucs différents pour un seul produit.. J'vais mourir. Je crois que je vais mourir, j'hyperventile, j'suis peut être cardiaque.." Ou alors il venait juste de se taper un sprint jusqu'à chez elle, fait nettement plus réel. Essoufflé, il appuya sur sa côté et tenta de se calmer. Contrairement à ces machos très concentrés sur leur réputation, lui n'avait pas honte de demander de l'aide quand il sentait qu'il n'allait pas s'en sortir tout seul.. Encore fallait il qu'il parvienne un jour à réussir quelque chose sans passer par la case "appel à un ami" avant.

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“You do something to me That I can't explain. So would I be out of line, If I said I miss you.”

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Latisha K. Hopkins
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MessageSujet: Re: [Neighborhood] I feel so lost right now ft. Latisha Jeu 22 Jan - 17:45

Gabriel & Latisha

I FEEL SO LOST RIGHT NOW


- Habitants de Buffalo, il est l'heure pour moi de vous quitter. Je vous laisse avec Shotgun Rider de Tim McGrawn. Passer une bonne journée et rendez-vous demain de 6h à 9h.

Silencieusement Latisha patienta le temps que la lumière verte passa au rouge, pour fermer son micro et quitter la salle, accompagnée de Stephen son régisseur. Tous deux regagnèrent la salle de repos, ou d'autres employés buvaient tranquillement leur café. Elle rassembla sans plus attendre ses affaires.

- A demain les gars !

Latisha agita la main, et quitta les locaux de la radio. Son travail, sa passion, qui ne lui permettrait pourtant pas de prendre un appartement. Mais ses parents ne le lui reprocher jamais, elle était leur enfant et avait sa place aussi longtemps qu'elle le souhaitait. Profiterait-elle de ce confort pour se contenter de ses 3 heures de radio matinales ?

La réalité de l'hiver, la gifla quand elle ouvrit la porte. Le froid lui glaça de nouveau le visage, et elle en frissonna. L'hiver ce n'était vraiment pas la saison qu'elle préférait et pourtant il fallait bien y passer. Contournant une plaque de verglas, Latisha rejoignit le petit parking réserver aux employés. Trois voitures y étaient présentes en plus de la sienne. Et avec des jours comme celui-ci, elle était bien contente de pouvoir rentrer chez elle à l'aide de ses quatre roues plutôt que de ses deux jambes. Son pick-up était là où elle l'avait laissé ce matin un peu avant six heures, il avait peu fière allure mais il roulait c'était le principal. D'un coup de clés elle déverrouilla les deux seules portières du véhicule et du forcer pour ouvrir sa portière, peut-être qu'un jour elle ne s'ouvrirait plus d'ailleurs. Le compartiment était complètement gelé, et ne ferait jamais assez de kilomètre pour bénéficier du chauffage. De la poche de son manteau noir, elle y sortit une paire de gants pour couvrir ses doigts agressaient par le froid qui s'apprêtaient à toucher un volant glacé. Elle mis le moteur en route, et lança la radio. Bien sur dans ce bled on captait le plus souvent qu'une seule station, qui n'était rien d'autre que l'endroit où elle travaillait. Le top country était lancé comme à chaque fois que son émission termine.

Trois chansons plus tard, Latisha quitta sa voiture, pour aller ouvrir le portail en bois de chez elle Rien d'électronique bien sur, aucune ouverture à distance. Ici tout était manuel. La fausse blonde détacha la corde abimée par le temps et ouvrit la barrière vers l'intérieur. Après avoir garé son pick-up, elle procéda à l'opération inverse. Puis se pressa de rentrer chez elle. Retrouvant une maison des plus désertes et qui avait bien besoin de chaleur. Elle entreprit alors de rallumer la cheminée qui trônait dans le salon. Ce n'était pas la seule source de chaleur dans cette maison mais c'était de loin celle qu'elle préférait le plus. Le crépitement du bois avait le don de l'apaiser. Elle glissa plusieurs bouts de papiers enflammés entre les morceaux de bois. Puis l'attisa comme elle put, à l'aide de son souffle, le feu sembla prendre, elle frotta ses mains et les laissa planer au-dessus. Elle sentait à peine la chaleur s'y dégager. Latisha se dirigea vers la cuisine, puis rempli une casserole d'eau qu'elle mit à chauffer. Plusieurs coups contre la porte l'interrompus dans sa recherche de la boîte de thé. Elle jeta un coup d'oeil sur sa montre, elle n'attendait personne, toutefois elle s'élança à travers le salon jusqu'à la porte d'entrée. Cette dernière qu'elle ouvrît à peine dans un premier temps, puis quand elle reconnut Gabriel, un sourire s'afficha sur son visage et son corps apparu entièrement derrière la porte.

- Salut Gab', eu-t-elle à peine le temps de dire avant de voir le jeune homme parler comme si sa vie en dépendait.
-Faut que tu m'aides, j'y comprends rien. Pourtant je jure que j'ai voulu faire un effort, j'ai écouté, pris notes mais c'est trop compliqué, y a trop de choix, trop de décisions à prendre et si je me plante ça fera de moi le mec le plus idiot et on croira encore que j'en ai tellement rien à cirer des autres que j'ai fais exprès de me planter. j'veux dire nous on se contente d'un shampoing, d'une brosse à dent et d'un déo, mais vous.. Vous avez trente milles trucs différents pour un seul produit.. J'vais mourir. Je crois que je vais mourir, j'hyperventile, j'suis peut être cardiaque..

Elle ne put se retenir de rire, mais ce n'était pas par moquerie, elle trouvait sa détresse attendrissante. Son débit de parole l'avait certes surprise tout autant que sa présence, mais Latisha était heureuse de savoir qu'il avait pensé à venir la voir.

- Et si tu rentrais pour récupérer tes esprits et me montrer ta liste. On avisera ensuite. Ça te va ? dit-elle avec sa douceur habituelle, en libérant de l'espace dans l'entrée.

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L’amour n’est pas l’amour s’il fane lorsqu’il se trouve que son objet s’éloigne. Quand la vie devient dure, quand les choses changent, le véritable amour reste inchangé. ©️ by anaëlle.
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