AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 You've got a friend in me [Sloppy]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

Trinity 'Trish' Alfrey
is in Buffalo, Wyoming
have a nice stay with us!


membre

◊ fields harvested : 224
◊ moving in to Buffalo : 17/12/2014


MessageSujet: You've got a friend in me [Sloppy] Ven 9 Jan - 10:53

You've got a friend in me


 


"Tu sais que ce truc est cancérigène?" Trinity lève les yeux au ciel et récupère sa bouteille de soda sur le comptoir. "J'aime mieux mourir jeune en ayant bien vécu que vieille en ayant rien fait du tout sous prétexte que tout ce qui est bon dans la vie, est justement mauvais... Allez, à tout à l'heure!". La blonde adresse un sourire sans rancune à son collègue et traverse l'épicerie en sens inverse pour rejoindre l'arrière boutique. Dans un casier qui porte son nom, elle récupère son déjeuner, quelques restes du diner de la veille. Les fameuses lasagnes de sa mère, peut-être son plat préféré au monde. Dommage qu'elle ai si peu souvent l'occasion d'en manger. Encore que, depuis leur arrivée à Buffalo, Nora semble avoir reprit goût aux choses simples de la vie. Faire la cuisine, entretenir une maison, un jardin... Le Wyoming donne l'impression de transformer les gens de sa famille, de les rendre plus humbles, plus proches les uns des autres, un vrai bonheur pour Trish qui regrette néanmoins qu'Holly et son père soient restés à Salt Lake City.

Quittant les vestiaires pour rejoindre une salle à peine plus petite qui sert de salle de repos, Trinity affiche un sourire lorsqu'elle y aperçoit "Sloppy" déjà installé pour déjeuner. "Hey!". Elle dépose sa bouteille de coca sur la table qu'il occupe, passe derrière lui et pose une main amicale sur son épaule qu'elle presse légèrement avant de rompre le contact pour se diriger vers le micro-onde. Un appareil vieux comme le monde qu'elle n'a apprit à utiliser que très récemment, grâce à Jimmy. Il est sans doute la personne la plus serviable et la plus gentille qu'elle ait croisé ici à Buffalo. A peine plus bavard que Whizz, Trish apprécie beaucoup sa compagnie. Sans doute parce qu'elle s'est habituée au manque d'éloquence des gens du coin, et qu'elle même préfère le silence aux discours sans fondement.

De bonne humeur, la jeune fille dépose son plat dans le micro-onde et active la cuisson avant de s'adosser au vieux plan de travail pour faire face à son collègue. "Stew' a décrété que le coca c'était mauvais pour la santé... Bientôt il va nous dire que les carottes donnent le sida...". Un sourire amusé et elle quitte son plan de travail pour venir s'installer sur une chaise en face du jeune homme. "Comment ça va sinon?" Demande-t-elle avec un sourire en posant les yeux sur le jeune homme. Il a beau ne pas avoir la réputation d'être la personne la plus brillante de Buffalo, Trish trouve Jimmy vraiment sympathique. C'est sans doute pour cette raison qu'elle essaie le plus souvent possible de le pousser à communiquer avec elle. Parce qu'elle déteste qu'on mette une étiquette sur les gens et surtout, qu'elle n'aime rien faire comme tout le monde. Aimer les gens que les autres trouvent étranges lui ressemble assez. Sans doute parce qu'à Salt Lake City, c'était elle la fille étrange, celle qui préférait passer sa vie à lire des bouquins plutôt qu'à s'intéresser au monde extérieur comme les reste des personnes de son âge...
Code by Polochon/Craps

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ

I swear we were infinite
"They say every atom in our bodies was once a part of a star. Maybe I’m not leaving, maybe I’m going home." @Vincent Freeman ≈ Welcome to Gattaca©️ alaska.  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

J. 'Sloppy' Wilson
is in Buffalo, Wyoming
have a nice stay with us!


Admin

◊ fields harvested : 134
◊ moving in to Buffalo : 04/10/2014


MessageSujet: Re: You've got a friend in me [Sloppy] Mer 14 Jan - 23:07

You've got a friend in me
Sloppy + Trish

C’était une journée comme une autre. J’étais blasé. J’étais allé voir maman la veille et j’savais pas pourquoi j’avais fait ça. Elle était comme à son habitude, regard hagard. Plongée dans son album photo d’enfance. Sur les pages s’alignaient des photos d’Andrew. Oui Andrew était bien entendu la seule personne qui comptait pour elle. Et elle se laissait mourir. Elle se laissait aller. L’infirmière à domicile que je lui payais qui passait quotidiennement le disait elle même. « Votre mère se laisse mourir. Vous devriez passez la voir plus souvent …   » j’avoue volontiers que je me suis cachée derrière elle bien longtemps pour éviter de voir ma mère. Mais étant donné que je n’étais jamais bien reçu quand j’y allais et que je m’en prenais plein la tronche. On pourra comprendre qu’on ne m’y voyait pas souvent. Seulement voilà. Un enfant qui n’aime pas sa mère, c’est contre nature. On doit toujours aimer sa mère. Ce n’est pas normal de ne pas l’aimer. Si elle te donne un coup tu dois donc ne rien faire et sourire. Hier c’est pas un coup que j’ai reçu mais le coin du bottin dans la joue. Elle était toujours plongée dans ses photos. Et pour une fois j’ai voulu prendre le temps de les regarder avec elle. De l’accompagner. Essayer de faire preuve d’un peu d’empathie. Mais c’était peine perdue avec elle. « C’est de ta faute ! C’est de ta faute !  » avait elle hurlé en se levant d’un bond et faisant tomber l’album photo au sol. « C’est toi qui aurais du mourir, c’est toi tu ne sers à rien. Tu ne sers à rien du tout ingrat ! Salopard !  » j’étais resté interdit et impuissant comme toujours en pareils cas. Et puis elle avait attrapé le bottin et me l’avait lancé dessus. C’était ce qui m’avait motivé à bouger de là. « A la prochaine fois maman …  » avais-je lâché du bout des lèvres. « Adieu Jimmy, ne reviens pas, ne revient jamais …  ». Si je rêvais de pouvoir vraiment ne jamais revenir. Je savais bien que ça n’arriverait jamais. Je retournerai forcément la voir. Un jour ou l’autre. A croire qu’on cherche toujours à retourner vers le bâton qui vous bat.

J’avais donc décidé de me plonger dans le travail aujourd’hui afin d’éviter de penser à tout ça. J’essayais au maximum en général de rester optimiste, et les gens avaient l’habitude de me voir ainsi. Claudiquant, certes, mais souriant. Et j’étais attaché aux apparences. Je voulais à tout prix que personne ne devine quand ça ne va pas. J’étais déjà bien trop raillé et moqué quand ça allait, alors quand ça n’allait pas … La tête dans le boulot, je n’avais pas vu la matinée passer. Etiqueter. Attraper des choses. Renseigner des clients. Remplir les rayons. Passer en caisse. C’était mon lot quotidien, mais je ne pouvais pas dire que je ne l’aimais pas. là ou certains auraient trouvé ça lassant ou saoulant, au contraire moi ça me plaisait. Ça occupe l’esprit. On ne pense à rien d’autre qu’à ça. Et ce n’est pas plus mal !

Assis en salle de pause, j’avais sorti comme à mon habitude mon calepin ainsi que mon crayon. J’avais pas faim. Comme très souvent. Légèrement inspiré je pris une nouvelle page et commençais à crayonner. La mère. Ma mère. De mémoire. Je connaissais son visage par cœur. Chaque creux. Chaque bosse. Chaque ride. Son regard méchant porté sur moi. Son sourire qu’elle ne réservait qu’à Andrew. Et elle était belle. Sur le papier. Elle était presqu’inoffensive.  Je pris une pomme dans la poche de ma veste et mordais devant avant de reprendre le dessin pour y ajouter les ombres.  "Hey!" je relevais les yeux sur la personne qui venait de m’interpeller et souris en constatant que c’était Trish, une autre employée de l’épicerie que j’appréciais beaucoup. « Salut !  » dis-je en fermant le carnet et posant le crayon dessus. "Stew' a décrété que le coca c'était mauvais pour la santé... Bientôt il va nous dire que les carottes donnent le sida..." je souriais doucement. J’aimais beaucoup Trish parce qu’elle était la fraîcheur incarnée. Très généreuse et gentille, elle était toujours de ceux qui voulaient m’aider ou me faire parler. Elle ne me laissait jamais dans mon coin, mais pas dans un mauvais sens comme Thomas et Andrew autrefois. Elle s’intéressait réellement à moi. « Il a du lire ça dans les pubs d’un magasine de cul je crois  » dis-je avant de rigoler doucement. Je ne parlais jamais beaucoup, mais avec elle c’était différent.  C’était moins pénible de parler. Plus agréable aussi. "Comment ça va sinon?" je haussais les épaules doucement. « Boh … comme un mardi. Et toi ? Comment ça va ?  » demandais-je doucement avant de me décaler pour la laisser s’asseoir à côté de moi à la table.  « Pas trop dure la matinée ?  »

code par kusumitagraph'

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ

YOU KNOW, I KNOW I'M NOT GOOD ENOUGH FOR YOU MA'
I KNOW YOU'D RATHER HAVE ME DEAD AND HIM ALIVE

All of these lines across my face. Tell you the story of who I am
So many stories of where I've been. And how I got to where I am
But these stories don't mean anything. When you've got no one to tell them to
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Trinity 'Trish' Alfrey
is in Buffalo, Wyoming
have a nice stay with us!


membre

◊ fields harvested : 224
◊ moving in to Buffalo : 17/12/2014


MessageSujet: Re: You've got a friend in me [Sloppy] Mer 28 Jan - 15:20

You've got a friend in me


 


Le sourire de Trinity s'agrandit lorsque Jimmy pose les yeux sur elle et la salue à son tour. De bonne humeur, la jeune fille est contente d'avoir l'occasion de déjeuner avec son collègue plutôt qu'avec l'ennuyeux Stewart et ses bonnes paroles. Trish est un esprit libre, elle a horreur qu'on lui dise ce qu'elle doit faire, penser ou même manger. Ce genre de conseils lui donnent d'ailleurs souvent l'envie de faire tout l'inverse, par simple esprit de contradiction.

Un éclat de rire s'échappe d'entre les lèvres de la blonde tandis qu'elle se dirige vers la table pour rejoindre Sloppy. "Mon dieu, je crois que je viens de visualiser Stew et un magazine porno... C'est horrible...!". Elle rit à nouveau tout en se frottant les yeux pour chasser cet image de son esprit avant de s'installer à table à côté du jeune homme qui s'écarte pour lui faire de la place. Reprenant son sérieux, elle esquisse tout de même un sourire lorsque Jimmy lui avoue aller "comme un mardi", comme s'il existait une humeur propre à chaque jour. "Ca va, même si je me sent un peu plus d'humeur à être vendredi... J'ai hâte que le week-end arrive, mon père et ma soeur doivent venir nous voir...". Elle n'a pas vu Holly et Adrian depuis la fin des vacances d'hiver, et tout les deux commencent à lui manquer très sérieusement. Vivre à plus de sept heures les uns des autres n'est vraiment pas une partie de plaisir, d'autant plus du fait que Trish a toujours été très proche de sa famille malgré son caractère solitaire. Nora et Adrian ont toujours su respecter le besoin de solitude de leur fille tout en répondant présents à coup sur lorsqu'elle avait besoin d'eux. Quant à Holly, Trish regrette de ne pas pouvoir la voir plus souvent. Sa petite soeur est à un âge charnière de la vie, entre l'enfance et l'adolescence, et Trinity aimerait être plus présente pour elle. Elle imagine d'ailleurs que vivre sans sa mère ne doit pas être des plus facile pour la jeune fille et aimerait vraiment que sa petite soeur quitte elle aussi Salt Lake City pour venir vivre à Buffalo et y poursuivre son cursus scolaire. Mais Trish sait qu'Holly ne se résoudra jamais à laisser leur père seul en Utah, tout comme elle même ne souhaite pas voir Adrian rester seul. La situation est vraiment difficile... Trop difficile...!

La blonde attrape sa bouteille de soda et l'ouvre prudemment pour ne pas risquer de la faire déborder et en avale une gorgée tandis que Jimmy la questionne sur sa journée. Elle hausse légèrement les épaules en guise de première réponse puis se montre plus éloquente une fois les picotements du soda dans sa gorge dissipés. "Bof, y a pas eu grand monde je trouve... J'ai eu le temps de m'ennuyer... Et toi?". Le micro-onde sonne et la blonde se lève rapidement pour y récupérer ses lasagnes qui fument allègrement avant de revenir s'installer auprès de son collègue. "T'en veux?" Propose-t-elle tout en tendant le tupperware à Sloppy avec un sourire. Elle a bien remarqué la pomme qu'il a en main, mais refuse de croire qu'il ne s'agit là que de son dessert."Y en a beaucoup trop pour moi toute seule, et j'ai horreur du gaspillage...".  
Code by Polochon/Craps

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ

I swear we were infinite
"They say every atom in our bodies was once a part of a star. Maybe I’m not leaving, maybe I’m going home." @Vincent Freeman ≈ Welcome to Gattaca©️ alaska.  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé
is in Buffalo, Wyoming
have a nice stay with us!





MessageSujet: Re: You've got a friend in me [Sloppy]

Revenir en haut Aller en bas
 

You've got a friend in me [Sloppy]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Far From Any Road :: Welcome to Buffalo :: Town center :: L'épicerie-
Sauter vers: