AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

  i've got these feelings for you and i can't help myself no more ◊ Rileen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

Eileen S. Howing
is in Buffalo, Wyoming
have a nice stay with us!


Admin

◊ fields harvested : 111
◊ moving in to Buffalo : 14/11/2014


MessageSujet: i've got these feelings for you and i can't help myself no more ◊ Rileen Jeu 27 Nov - 3:34

i've got these feelings for you and i can't help myself no more  
Rileen

J’étais plantée sur place. Dans la rue. Est ce que ce qui venait de se passer s’était réellement passé ? Est ce que j’avais rêvé ? Est ce que j’avais … pas fantasmé tout ça. Est ce que j’avais pas juste imaginé ça. Parce qu’il était pas possible que ça soit réel, pas vrai ? Parce que … parce que … depuis tout ce temps. Depuis ces six années et quelques. Il avait été mon Paris. Il n’avait pas dit qui il était ? Il ne m’avait pas dit que je faisais erreur sur la personne. Il n’a pas réellement infirmé la chose, ni affirmée. Mais … est ce que ce n’était pas une preuve que c’était le cas. Que c’était pas la vérité. Parce que … je l’avais aimé. Oui je l’avait aimé de tout mon cœur ce Paris. Et j’avais été persuadée de l’avoir épousé. Parce que j’étais sûre de l’avoir fait fuir et je m’en voulais. Et en fait … Stanley n’était pas Paris. C’était Riley qui l’était ? C’était lui … c’était … j’étais réellement perdue. Et je voulais ses lèvres. Et je voulais sa peau. C’était particulier non ? C’était normal ? Est ce qu’on pouvait aimer son beau frère ainsi. Est ce qu’on pouvait vouloir son beau frère comme ça ? C’était choquant ? C’était totalement … impossible. Irréel. Immoral. Pourquoi ? Comment ? Je comprenais rien du tout. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Je ne comprenais rien du tout. Je ne sentais si près de moi, et en même temps si loin. Je sentais son souffle sur moi. Et puis le grand froid quand il est parti. Ce vide glacial. Ce vide … entre nous. Tout était remis en perspective. Tout était en train de changer. Et puis … il revenait vers moi pour poser ses mains sur mes joues et m’embrasser à m’en couper le souffle. Ce baiser était agréable. Coupablement agréable. J’étais heureuse, et je me sentais enfin complète. Avec lui. Dans son baiser. Dans son étreinte. Ses lèvres donnaient vie à une chose insoupçonnée en moi. Ses lèvres me répondaient. C’était lui hein. C’était lui mon Paris ? Je fermais les yeux, je fermais mon esprit tentant de me souvenir de chacune des secondes de notre baiser auquel je répondais avec toute mon âme bien que mon corps ne bouge pas d’un millimètre. Et puis … et puis ces paroles assassines. Et puis ces mots meurtriers. Cette supplique impossible. Improbable. "N'en parle plus, s'il te plait. Oublie le. Paris. Oublie ça. Ne l'aime pas, lui, ou Stanley. Oublie ça. Oublie moi." comment voulait il … comment voulait il que je l’oublie. Que je n’en parle plus. Mais Paris était une partie importante de moi. Et j’apprenais que c’était lui?
Qu’il avait toujours été là, près de moi. Silencieux. Est ce que j’étais folle ? Est ce que j’étais idiote ? Je ne m’étais rendue compte de rien et je m’en voulais. Je m’en voulais terriblement. Et voilà qu’il fuyait à présent. Voilà qu’il n’était plus là et qu’il me laissait seule dans le noir, dans le froid. Chancelante. Indécise … Marchant dans le noir …

Je m’étais perdue dans les bois ce soir là, et pourtant je me souvenais de ce soir comme si c’était hier. Et pourtant on s’était revus, mais on avait fait comme s’il ne s’était rien passé. Comme si tout était enfoui sous le sable. On jouait les autruches. On avait choisi de ne pas en parler et pourtant ça me trottait dans la tête. Cette histoire. Ces lettres … lui … « Comment est ce que je pourrai l’oublier …  » il était idiot ! Je soupirais doucement mais j’étais toujours plongée dans mes pensées. Il était Paris, il était … Paris … MON PARIS ! Je levais les yeux au ciel. Je soupirais une nouvelle fois et passais la main dans mes cheveux. J’étais allée me promener cet après midi. J’avais besoin de repos de calme. De poser mes esprits un petit peu sur quelque chose d’autre. Et pourtant je ne pouvais penser qu’à ça. Lui. Ce qui s’était passé. C’était de ma faute ? Ou peut être que c’était de la sienne !? Il avait prononcé les mots. Il avait dit ce qui ne fallait pas. Ce qui m’a fait réaliser. Tout d’un coup. D’un grand coup d’ailleurs ! Mais est ce que j’avais réellement ouvert les yeux ? Je ne pouvais penser qu’à ce baiser, je pouvais m’en souvenir par cœur. A m’en brûler l’âme. Et je me sentais coupable. Je ne devrais pas. Pas vrai. J’étais … prise au doute. Encore plus perdue que perdue. Je me sentais débile. Prise en faute. Comme une adolescente qui connaît son premier émoi. Comme si j’étais retournée des années en arrière. Comme à notre premières lettres. Comme si je découvrait une toute autre personne. Je soupirais. Je soupirais encore. Je soupirais toujours. J’étais mal barrée si je tombais amoureuse de mon beau frère. Si je l’étais déjà depuis un moment sans me l’avouer … Bon dieu oui que j’étais mal. Je me mordais la lèvres et m’assis dans l’herbe fraîche pour délier les lacets de mes chaussures pour les reposer plus loin dans l’herbe. Un livre emprunté à la bibliothèque. Mon baladeur sur les oreilles. Je marchais en long et en large devant le moulin. Un endroit tranquille. Bucolique. Reculé du monde. Des gens. Ou je pourrai essayer de m’évader. Ou j’espérais ne pas penser à tout ce qui me tourmentait. Mais entre chaque page. Que dis-je, entre chaque mot, un seul et unique visage me revenait. « Riley … » soupirais-je doucement en me laissant tomber dans l’herbe. « C’est n’importe quoi … » je roulais sur le ventre et pris mon livre que je posais à plat sur le sol pour le lire plus facilement. Battant doucement des jambes je m’envolais chez Rimbaud dont je lisais les poésies. Rien de très joyeux d’ailleurs. « C’est un trou de verdure … ou coule une rivière » murmurais-je doucement en français les yeux fermés.


code par kusumitagraph'

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ


YOUR PROMISES THEY LOOK LIKE LIES
YOUR HONESTY LIKE A BACK THAT HIDES A KNIFE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

E. Riley Howing
is in Buffalo, Wyoming
have a nice stay with us!


Admin

◊ fields harvested : 186
◊ moving in to Buffalo : 14/11/2014


MessageSujet: Re: i've got these feelings for you and i can't help myself no more ◊ Rileen Dim 7 Déc - 0:43

Riley & Eileen

Savait-il réellement que ses actes avaient de réelles répercussions sur le monde autour de lui? Connaissant Riley, c'était peu probable. Il n'avait pas l'habitude de se poser des questions existentielles, il était plutôt terre à terre et c'était toujours ce qu'on lui avait demandé d'être. Lorsqu'on avait un frère idéaliste et dans les nuages comme Stanley, Riley était celui qui amenait l'autre frère à revenir sur Terre, à redevenir simple et humble. Inconsciemment, en tout cas, il l'avait toujours fait mais désormais, ce rôle était loin derrière lui. Riley n'était même pas certain d'avoir la chance de revoir son frère à l'avenir, Stanley l'avait oublié, semblait-il. C'était une malédiction qui poursuivait le cuisinier, il n'était pas capable de garder quelqu'un à ses côtés. Certes, Riley avait mal, il passait le plus clair de son temps à se maudire en tout cas de la misère alentour, sans forcément penser à la sienne. C'était Riley, il ne pensait jamais franchement à lui, tout juste à ses souvenirs et aux regrets qu'il pouvait avoir... Mais cette fois, en avait-il vraiment, des regrets? Howing avait essayé de ne pas se poser de questions, de ne pas penser à ce qu'il avait fait à vrai dire, c'était le plus sage. Pourtant, le moment qu'il avait vécu était à classer dans les inoubliables de sa vie: Riley avait osé faire ce qu'il avait mis dix ans à rêver silencieusement. Comment passer outre? Comment oublier? Il ne le voulait même pas, clairement pas même. Riley avait le souvenir du goût sucré d'Eileen, ce moment là, il l'avait rêvé, il l'avait vécu des centaines de fois dans ses rêves les plus fous et il ne pouvait plus le classer dans le fantasme. Riley avait embrassé Eileen et il était parti parce que c'était ce qu'il savait faire le mieux dans les instants de peur paralysante. Il ne changerait donc jamais... Peut être était-ce pour le mieux d'ailleurs, ou pas, étant donné qu'il fonctionnait comme son jumeau en partant et occultant ce qu'il voulait pour que tout reste figé. Comme mort. Et mort, il l'était à l'intérieur, au fond de l'âme, depuis ce jour là, ce jour béni. Riley faisait comme si rien de tout cela n'avait eu d'importance, peut être que pour Eileen, c'était le cas d'ailleurs alors oublier lui avait semblé être la meilleure tactique pour continuer une vie paisible et sans heurts. Le problème avec Riley, c'était qu'il désirait plus que tout avoir une vie paisible et sans heurts... Sauf qu'il ne pouvait pas s'y résoudre, pas alors qu'il tombait sous le charme de cette femme là, celle qui avait été à son frère plutôt qu'à lui, celle qui appartenait encore au fantôme de celui qui avait le même visage que lui mais pas le même coeur. Il avait visé le coeur, Stanley, il avait visé son coeur en la choisissant, elle, et une bonne partie de Riley lui en voulait d'être un si bon tireur, d'être sa Némésis, sa petite mort.

Pour le moment, Riley ne pouvait pas se permettre de laisser ses pensées divaguer ver les Caraïbes ou peu importe l'endroit où son frère se trouvait. Il avait enfin trouvé un projet motivant sur lequel s'engager réellement. Pour le coup, il passait le plus clair de ses journées à cuisiner lorsqu'il ne réglait pas des questions de business avec sa toute nouvelle associée, Hazel. Non, Riley n'avait pas le temps de penser à lui, au monde qui continuait de tourner autour de lui, il avait un restaurant à ouvrir et ce qu'on pouvait dire, c'était que tout avançait bien vite. Ils étaient motivés et cela semblait payer même si dans l'entreprise, Riley en avait un peu oublié la raison première qui l'avait fait débarquer à Buffalo... Eileen. Bien entendu, il l'avait revu maintes fois depuis leur baiser, ils habitaient plus ou moins sous le même toit de toute façon mais jamais, Riley n'avait engagé la conversation sur cette pente raide. Du moins, Riley la considérait comme raide parce qu'il lui avait dit d'oublier qu'il avait écrit ses lettres, il lui avait dit d'arrêter toute cette histoire, plus ou moins. Et pourquoi? Parce qu'il avait juste peur de ne pas être suffisant, il avait peur qu'elle ne l'aime que parce qu'il était censé jouer le rôle de Stanley. C'était les conséquences d'une vie passée dans l'ombre de son frère jumeau, on était condamnés à répéter le même inlassable schéma... Attendre que Stanley arrive pour lui subtiliser celle qu'il aimait, encore et encore. Mais cette fois, Riley ne pouvait pas se permettre de se laisser atteindre alors finalement, ce projet de restaurant était tombé à pic, même si être avec Eileen, comme avant, lui manquait encore plus qu'il ne pouvait l'imaginer. C'était probablement pour cette raison qu'il s'était renseigné auprès du frère de la blonde et il avait appris qu'elle était partie traîner du côté du moulin. Riley ne connaissait encore que partiellement ce village pittoresque mais il s'était tout de même dirigé vers le lieu dit et n'avait pas eu besoin de tergiverser vingt ans pour voir la bâtisse s'ériger au loin. Howing arriva quelques minutes plus tard vers le lieu désert... Ou presque. Il capta bien vite la silhouette d'Eileen allonger là, il entendit même quelques mots en français qui le firent sourire alors qu'il s'arrêtait là, croisant les bras. "Techniquement la rivière chante et ne coule pas dans Le Dormeur du Val... Mais tu as toujours d'excellentes références." Et sans demander son reste, Riley s'assit à ses côtés, la regardant longuement avant de poser ses yeux vers l'horizon devant lui. Il ne savait pas réellement ce qu'il était censé dire ou faire, ce n'était pas une situation des plus normales et pourtant, sa voix fit le travail d'elle même. "J'sais qu'on a pas été très proches ces temps ci... Mais tu crois que tu pourrais m'aider... Pour le restaurant?" Il osa lui sourire, ses yeux brillants de l'affection qu'il avait pour elle mais Riley éteignit bien vite la lumière, il valait mieux qu'il garde ce fait là secret encore un peu, après tout ce qui avait pu se passer récemment. "Si tu refuses, je t'en voudrais pas... J'comprendrais après tout... Ca." Mais ça quoi? Ca, tout. Ce qu'il ressentait pour elle, ces dix ans où il lui avait menti en lui faisant croire que Stanley était son Paris... Tout ça, oui, tout ça.
code par kusumitagraph'

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ


I have been searching for your touch unlike any touch I've ever known.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Eileen S. Howing
is in Buffalo, Wyoming
have a nice stay with us!


Admin

◊ fields harvested : 111
◊ moving in to Buffalo : 14/11/2014


MessageSujet: Re: i've got these feelings for you and i can't help myself no more ◊ Rileen Mer 14 Jan - 17:02

i've got these feelings for you and i can't help myself no more  
Rileen

C’était clair et net dans ma tête à présent. Oui c’était clair comme de l’eau de roche. J’étais amoureuse de lui. Mais pas lui Stanley hein. Pas lui celui qui se faisait passer pour mon époux. Mais lui, l’essence même de qui il est. Celui qu’il est derrière le masque. Derrière ses sourires, derrière ces sourires qu’il fait en se faisant passer pour Stanley. Pourquoi est ce que je l’aimais ? Tout simplement parce que ça avait toujours été lui. Parce qu’il avait été celui dont j’étais tombée amoureuse plus jeune. J’étais tombée sous le charme de sa plume. Mais Stanley en usurpant son identité a volé cet amour. Il m’avait fait tomber amoureuse de lui. Il n’avait pas été honnête. Mon amour pour Stanley l’avait été néanmoins. Mais il avait été poussé et porté par celui que Riley avait fait naitre. Si je n’avais jamais rencontré que Stanley, je n’aurai peut être pas été aussi amoureuse. Je n’aurais peut être pas sauté dans l’idée d’un mariage de manière aussi rapide. J’étais persuadée que ça ne faisait pas que quelques mois que je connaissais Stanley. Il y avait toute cette relation épistolaire derrière nous à prendre en compte. Du moins … pour moi.

Stanley était un imposteur. Il avait volé l’essence de Riley. L’avait dissimulée et s’en était servie pour me séduire. Je m’en étais rendue compte à présent. J’étais perdue entre le frères Howing. Ils éaient ceux qui régissaient mon existence depuis des années à présent. Ils étaient ceux qui m’avaient fait rire. Pleurer. Sourire. Aimer … surtout aimer. Et à présent c’était Riley qui était devenu un imposteur. Pour moi. Pour me sauver. Moi et mes fichues apparences. J’aimerai le libérer de ça. Me libérer moi même de ça par la même occasion. Mais je n’étais pas aussi forte que lui. Je n’étais qu’une personne lâche. Qui le laisse être qui il n’est pas pour me sauver. Et je m’en veux. Je m’en veux autant que j’ai besoin de ce qu’il fait. Je me sens tellement nulle. Et cette révélation m’avait marquée. Comme au fer rouge. C’était difficile à vivre. C’était douloureux, mais … j’avais réussi à comprendre mes sentiments pour lui. Je m’étais refusée à l’aimer. A avouer à voix haute que je pouvais être amoureuse de mon beau-frère. Qu’il était celui qui m’était destiné depuis toutes ces années. Celui qui était resté dans l’ombre depuis tant d’année. Celui qui avait toujours tout fait. C’était à présent probablement à moi de faire quelque chose. Non ? Lui prouver que j’étais là pour lui ? Que je l’aimais, que je l’aimais pour qui il était. Mais il voulait que j’oublie. L’oublier. Comment pourrais-je jamais l’oublier. C’était tout bonnement impossible. Il faisait bien trop partie de moi pour que je puisse tenter d’imaginer la possibilité de l’oublier. Je lui avais fait croire que j’avais oublié ce dont on avait parlé. Mais ces mots. Cette révélation.

L’empreinte de ses lèvres restaient fichées sur les miennes de manière indélébile là ou nous nous étions croisés. J’étais perdue. Allongée dans l’herbe. Et je me sentais à la fois bien et mal. J’étais là. Immobile à regarder les nuages passer. Sans sentir la morsure du froid. Sans sentir quoi que ce soit. Mes lèvres réchauffées par le fantôme de notre baiser. Je me sentais bien. Et en même temps j’avais envie de pleurer. C’était un décor mélancolique. J’étais triste et brisée. Je ne voulais plus de Stanley, il m’avait trop fait souffrir. C’était Riley … c’était lui. Ca avait toujours été lui. Mais avais-je le droit ? Pouvais-je le « réclamer comme mien » ? Je n’en étais pas sure. Non au fond de moi je savais bien que non. Je ne pouvais pas. Et ça me faisait penser à Arthur. Rimbaud. Le dormeur du val. "Techniquement la rivière chante et ne coule pas dans Le Dormeur du Val... Mais tu as toujours d'excellentes références." je me relevais surprise. Je ne m’attendais pas à ce que l’on me reprenne. Et en même temps j’étais heureuse que ça soit lui. Je souriais doucement et le laissais s’asseoir à côté de moi. Je sentais mon cœur battre un peu plus fort mais essayais de commander à ma tête de ne pas tirer des plans sur la comète. Chose bien difficile. Je le regardais en souriant. « Oui, je ne me souviens plus à la lettre des poèmes. Ca fait bien longtemps mainteant » dis-je avant de replier les jambes. Je me demandais ce qu’il faisait ici puisque nous avions choisi depuis ce fameux soir d’ignorer royalement ce qui s’était passé. "J'sais qu'on a pas été très proches ces temps ci... Mais tu crois que tu pourrais m'aider... Pour le restaurant?" je le regardais doucement. « C’est pas grave » mentis-je, bien sûr que j’avais été peinée qu’on ne soit plus aussi proches mais au vu de la situation c’était assez normal. Mais c’était quoi cette histoire de restaurant ? Je ne me souvenais pas qu’il m’en ait parlé. Enfin c’était en tout cas bon signe s’il voulait rester ici. C’était signe qu’il s’y plaisait. Assez pour s’installer ici. Et comme je ne répondais toujours pas il repris "Si tu refuses, je t'en voudrais pas... J'comprendrais après tout... Ca." je soupirais un petit peu. « Non, non non c’est normal que je t’aides après tout ce que tu fais pour moi, c’est bien le moins que je puisse faire t’aider voyons. En quoi je peux t’aider pour ton restaurant ? » demandais-je. Il allait ouvrir un restaurant seul ? Quelque part j’étais fière de lui. Et j’étais aussi persuadée que ça marcherait. Même si les gens appréciaient le Suzy’s Diner, c’était plutôt de la cuisine américaine, Riley pourrait apporter de la cuisine française. « Mais … tu voudrais peut être le faire sous le nom « Riley Howing » non ? » demandais-je soudain en me mordant la lèvre.


code par kusumitagraph'

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ


YOUR PROMISES THEY LOOK LIKE LIES
YOUR HONESTY LIKE A BACK THAT HIDES A KNIFE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

E. Riley Howing
is in Buffalo, Wyoming
have a nice stay with us!


Admin

◊ fields harvested : 186
◊ moving in to Buffalo : 14/11/2014


MessageSujet: Re: i've got these feelings for you and i can't help myself no more ◊ Rileen Jeu 15 Jan - 22:16

Riley & Eileen

Il n'avait plus aucune certitude dans ce monde. Du jour au lendemain, tout pouvait s'écrouler et Riley l'avait appris d'une manière bien difficile. Il avait l'air de s'en être remis, il avait mis de côté ce qui lui faisait mal et il avait continué à avancer, sans se poser de questions et c'était devenu facile. Oui, chaque matin ressemblait à celui de la veille mais Riley avait un projet et il se donnait corps et âme pour accomplir son rêve. Pour la première fois de sa vie, il était en mesure de contrôler son destin, ce n'était pas Stanley qui le dirigeait et oui, Riley était enfin capable de prendre ses propres décision sans chercher à contenter un frère jumeau qui n'en avait que faire de son bonheur. Cette fois, Riley faisait quelque chose et uniquement pour lui et c'était bien. Oui, c'était bien d'avoir ses pensées river vers un objectif plutôt que vers le passé ou tout ce qui ne tournait pas rond dans sa vie. Et dieu savait à quel point rien ne tournait rond dans sa vie. Après tout, il avait fait la moitié du tour du monde pour rejoindre Eileen, mais pas seulement puisqu'il se faisait passer pour son frère son époux. C'était compliqué et Riley, lui même, s'emmêlait dans le flot des informations qui baignaient autour de lui et l'empêchaient de penser distinctement. Tout ce qu'il avait fait en dix ans, il l'avait fait pour Eileen ou presque. Bien entendu, elle n'était pas au courant de la moitié de ce qu'il avait pu faire, Riley n'était pas du genre à s'étendre sur lui ou ses actions, aussi nobles fussent-elles. Il avait toujours voulu qu'elle soit heureuse, qu'elle se sente bien et il avait tout abandonné pour cela. C'était une décision impulsive et peut être ridicule mais Riley ne semblait pas la regretter, même si Paris et son charme lui manquait quelque peu. Cette ville ne l'avait pas toujours rendu le plus heureux mais c'était là bas qu'il avait tout appris et c'était le pseudonyme qu'il v'était choisi en commençant ses correspondances avec Eileen. Non, Riley n'aurait jamais cru qu'en dix années, sa dynamique avec elle changerait autant. Il s'était habitué à vivre dans l'ombre de son frère, être le beau frère, c'était une position simple et qu'il connaissait sur le bout des doigts. Être autre chose, il ne pouvait pas gérer, pas maintenant, parce que dans son crâne, il n'était rien d'autre qu'un substitut de Stanley et bien des gens ne le voyaient que de cette manière. Lui aussi, il se voyait ainsi, l'image était ancré au fond de son cerveau et quoiqu'il fasse, il y avait toujours son frère qui venait lui dire qu'il n'était pas suffisant et ne le serait probablement jamais, pour Eileen et pour le reste. Avoir l'esprit occupé par le restaurant l'aidait à rester sur terre, Riley était concentré, épanoui et il n'avait besoin de rien d'autre en ce moment que cette possibilité de refaire de la cuisine pour un public à nouveau.

L'idée lui plaisait toujours autant alors qu'il souriait en entendant du français sortir de la bouche d'Eileen. Mine de rien, la présence de la jeune femme lui avait manqué ces derniers jours. Riley était venu ici pour elle et finalement, c'était lui qui la laissait royalement tomber pour ouvrir un business hasardeux en centre ville avec une jeune femme qu'il venait tout juste de rencontrer. C'était certainement de la folie mais Howing avait des années d'impulsivité à rattraper, lui qui avait toujours travailler sous les ordres de quelqu'un que ce fut un grand chef dans un restaurant parisien ou son frère jumeau qui lui avait mené la vie dure. Il avait eu besoin de temps à lui et oui, il avait eu besoin de passer du temps sans elle, parce que la regarder le faisait souffrir. Riley n'oubliait pas tout ce qu'il ressentait pour Eileen au bout de dix ans, c'était devenu quasiment mission impossible et pourtant, il s'était promis à l'issue de leur dernière entrevue de lui rendre sa liberté volée par les Howing. Elle avait besoin de se reconstruire elle aussi et s'il était toujours là pour lui remémorer ce qu'elle avait perdu à Paris, aucun d'eux n'avancerait et Riley voulait aller de l'avant. Ils pourraient toujours être de bons amis, ce n'en serait que meilleur même. Ce fut donc sur un ton jovial que Riley la corrigea. Il aimait la poésie, c'était un de ses amours en dehors de la cuisine et il avait amené de la littérature française dans sa valise en s'installant ici. Il avait besoin de garder un peu de chez lui, de sa maison d'adoption, bien qu'il soit anglais en réalité. Il lui arrivait toujours de parler français parfois, il aimait cette langue, cette culture et ne l'oublierait jamais même s'il était parti pour rester à Buffalo un bon bout de temps. Il restait tout de même quelques détails à régler avant de faire des plans sur la comète et Riley avait conscience qu'il avait besoin d'Eileen pour cela. Comme toujours, il avait besoin d'elle, c'était bizarre d'être dépendant d'une personne à ce point mais le jeune cuisinier v'assit à ses côtés avant de lui répondre. "Disons que l'aspect cuisine est bien géré mais on risque d'avoir besoin de quelqu'un au service et bien sûr, qui serait mieux qualifié que toi pour ça? Enfin, si tu cherches un travail ici... Sinon, je trouverais une autre alternative, sans problème." Les travaux avançaient bien et Riley était optimiste pour une ouverture dans les semaines suivantes, l'excitation se faisait déjà ressentie mais c'était vrai qu'il leur manquait quelque chose d'essentiel... Un nom. Riley tourna la tête vers Eileen, avec un sourire timide mais naturel. "J'pense pas non. Déjà parce que tout le monde m'appelle Stanley, ce qui risquerait de perturber la clientèle mais en plus, Hazel, mon associée a son mot à dire. Et je crois que j'vais la laisser choisir, elle mérite bien ça." Hazel l'avait bien aidé ces jours ci, elle lui avait donné un but et Riley ne pourrait jamais la remercier suffisamment. Ce fut pour cela qu'il sourit en posant son regard vers le ciel. Les choses changeaient oui, mais ce n'était pas un mal pour autant, clairement.
code par kusumitagraph'

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ


I have been searching for your touch unlike any touch I've ever known.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé
is in Buffalo, Wyoming
have a nice stay with us!





MessageSujet: Re: i've got these feelings for you and i can't help myself no more ◊ Rileen

Revenir en haut Aller en bas
 

i've got these feelings for you and i can't help myself no more ◊ Rileen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Far From Any Road :: Welcome to Buffalo :: Fenley's farm :: Les champs de blé :: Le moulin-
Sauter vers: