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 Riley + Coz we all live under the same sun.

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E. Riley Howing
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MessageSujet: Riley + Coz we all live under the same sun. Ven 14 Nov - 17:52

Ellis Riley Howing

« Can we live as one? »


nom : Howing.
prénom(s) : Ellis Riley, même s'il déteste son premier prénom, trop féminin à son goût.
surnom(s) : Riles principalement.
date de naissance : 2 février 1982.
lieu de naissance : London, UK.
âge : 32 ans.
nationalité : anglais de sa mère et américain de son père.
métier : Grand chef cuistot mais depuis qu'il est dans ce coin paumé, il se contente de donner des cours, c'est un franc succès.
situation : Pathétique?
orientation : Hétérosexuelle.

caractéristiques, tics, signes particuliers, choses à savoir
Il est gentil, Riles, c'est ce que tout le monde dit. C'est la vérité. Concrètement, il ne ferait pas de mal à une mouche, même s'il lui est arrivé de casser la gueule à des mauvaises personnes. Qu'on se le dise, il est très protecteur et quand quelqu'un qu'il aime souffre, il ferait tout pour absorber sa peine. Il est mystérieux et garde ses blessures au fond de lui, personne n'en sait jamais rien, pas même son frère jumeau. Ils sont proches, enfin, ils étaient proches, parce que leur différence de caractère les a incroyablement éloignés ces dernier moi, même s'il est clair que Riley donnerait sa vie pour celui qui est devenu l'homme à abattre. Riley est dans l'ombre de Stanley, depuis qu'il est gamin, pour la simple raison qu'il ne parle pas excessivement, il n'est pas très expansif et exprimer ses sentiments est quelque chose qui lui a toujours fait peur à cause du rejet qui a peuplé sa vie entière, contrairement à son frère qui a toujours tut gagné en claquant des doigts. Riley est minutieux, un brin perfectionniste et il peut péter un câble si le résultat d'un plat n'est pas ce qu'il attendait. Il prend tout trop à coeur et la cuisine est son anti dépresseur. Dès qu'il se sent sombrer, il part dans la confection de chefs d'oeuvre, sans blague. Quand il est détendu, Riley est le mec le plus avenant et drôle du monde. Ce n'est pas la facette que l'on voit de lui le plus souvent parce qu'il faut qu'il ait confiance en la personne en face pour se dévoiler sous ce meilleur jour.


avatar : Paul Wesley.
groupe : Riders in the sky.
inventé/scénario : inventé.



Depuis combien de temps êtes-vous à Buffalo ? Vous y plaisez-vous ?
Quelques semaines, tout au plus. Je tente encore de me fondre dans le décor, autant dire que ce n'est pas une tâche facile quand vous venez de Paris et que vous n'avez fait que des grandes villes dans votre vie mais en dehors des soucis d'adaptation, cette petite cure campagnarde me fait le plus grand bien.
Que pensez-vous du conflit entre les Kelsey & les Fenley ? Prenez-vous part pour l'un ou l'autre ?
A vrai dire, je n'ai même pas entendu parler de tout ça, encore. Avec les soucis liées à la famille d'Eileen, on ne peut pas dire que le rumeur et on-dit soient quelque chose qui m'intéressent réellement. C'est à propos de quoi exactement cette guerre?

La technologie et vous, ça se passe comment ?
J'ai beau être un citadin pur jus, je ne suis pas pour autant le genre de personnes à être collé à mon téléphone ou mon ordinateur. Mon passe temps, c'est la cuisine, pas les chats avec tout le monde et n'importe qui. On va dire que c'est un léger manque tout de même parce qu'on s'y habitue et qu'on ne pense pas à ce qu'on perdrait à vivre dans la campagne profonde mais j'arriverais à vivre sans, avec le temps.
Plutôt cheval, voiture, bus ?
Bus, à cent pour cent. Je ne suis pas forcément rassurée avec un cheval et quand on est un cuistot, on pense plus à le cuisiner qu'à le monter, même si ça parait cruel. Pour ce qui est de la voiture, je n'ai jamais passé mon permis donc les transports en commun m'iront très bien.

prénom/surnom : Tcho un.
boy or girl ? : Tcho deux.
ce que vous pensez du forum : Tcho trois.
où vous avez connu le forum : Tcho quatre.
fréquence de connexion :Tcho cinq.
un dernier mot ? Ca, c'de la faiblesse.
code par kusumitagraph'

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E. Riley Howing
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MessageSujet: Re: Riley + Coz we all live under the same sun. Ven 14 Nov - 17:53


 

 
« Being lost is not a curse, never finding your way back is. »

 
"Je te déteste!
- Non, tu m'aimes tellement, frérot, que tu me donnerais tout ce que tu aimes le plus. Même elle. Surtout elle."


Son destin avait commencé à Londres, dans un quartier de classe moyenne au sein de la banlieue de la grande ville. Riley y avait vécu les dix huit premières années de sa vie et on ne pouvait pas dire qu'il avait été foncièrement malheureux. Certes, la vie n'était pas toujours clémente avec les gens comme eux, ceux qui faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour élever des enfants en n'étant pas riches comme Crésus. La mère de Riley était infirmière et elle travaillait beaucoup pour gagner peu, alors que son père faisait pas mal de voyages d'ici aux USA pour son travail en tant que représentant des ventes dans une société qui vendait des accessoires de sport. Il fallait se débattre avec les factures et il était évident que le couple n'avait jamais imaginé avoir deux enfants en même temps. Clairement pas même. Alors que la mère Howing faisait naître Stanley, quelle fut la surprise de voir Riley arriver quelques minutes plus tard. Ils n'avaient pas été préparé à cela, des jumeaux et c'était probablement ce qu'ils avaient montré à leur enfants pendant leur première décennie de vie. Riley était celui de trop, celui qu'on oubliait à l'école, celui à qui on donnait les tâches ingrates parce qu'il était prêt à tout pour avoir l'approbation et l'amour de ses parents. Avec un père toujours en voyage et une mère qui acceptait les garde supplémentaires de tout le monde, c'était une récompense que Riley n'avait jamais vraiment pu obtenir. De loin, il regardait son frère profiter des cadeaux merveilleux que les gens lui avaient acheté pour leur dixième anniversaire. Riley restait en retrait, se contentant de sourire à la ronde, ce qu'il faisait le mieux désormais. Il avait envie de pleurer en ouvrant ses cadeaux: des répliques en tout et pour tout de ceux de Stanley et dieu savait à quel point, les jumeaux n'avaient pas les mêmes passions. Riley aimait la nature, il aimait la cuisine, pas les voitures ni l'aviation. Personne ne prenait le temps de le connaître pour la simple raison qu'il était l'ombre de son frère jumeau. Une condition qui ne le quitterait probablement jamais.

Pourtant, Riley avait mieux fait de quitter le cocon familial alors qu'il n'avait pas quitté l'école. A vrai dire, il avait exprimé très tôt sa passion de la cuisine, il était allé dans une école hôtelière de Londres, travaillant dans un restaurant en dehors pour payer ses études. Avec le peu d'économies qu'il put se faire, il trouva le moyen de chercher à atteindre ses rêves, un mot: Paris. A ses dix huit ans, il se retrouva dans la capitale française, des rêves plein la tête. Son ambition le poussa au premier rang pour une grande école et grâce à quelques aides, Riley s'en sortit plutôt bien. Pourtant, la beauté de la solitude ne dura pas longtemps. A peine deux semaines après son installation, son frère sonnait déjà à sa porte, ses valises en main. "Tu pensais vraiment qu'on allait rester séparés? Toi et moi, Riles, on est la même personne, on partage tout." Et effectivement, sur le papier, c'était un fait indéniable. Ils partageaient le même anniversaire, les mêmes traits du visage et les mêmes souvenirs dans leur majorité. Mais ce qu'on oubliait, c'était le fossé de leurs différences. Riley était un travailleur acharné, quelqu'un qui voulait mériter sa vie, Stanley, lui, adorait baratiner les gens pour obtenir ce qu'il voulait. Il trouvait un travail en claquant des doigts et mentant lors des entretiens et il était tellement bon dans tout ce qu'il faisait que Stan arrivait toujours à monter plus haut, aussi bien dans sa vie professionnelle que ses relations amoureuses. Riley, lui, ne pensait qu'à son école, son stage dans un grand restaurant parisien, souffrant le martyr des heures à rallonge et du travail demandé. Il ne se plaignait pas et même si ses études furent longues et douloureuses, il vécut la satisfaction de devenir quelqu'un de respecté dans sa branche. Un chef. Le meilleur mot qui pouvait sortir de la bouche des gens, selon lui. Pour réussir, il dut laisser sa petite amie française sur la touche et bien entendu, Stanley l'avait gagné au final. S'il y avait une chose que Stanley gagnait toujours, c'était ce que Riley avait et les conquêtes en faisaient partie. Riley en avait souffert au début mais une fois qu'il avait compris que la jalousie de son frère ne s'arrêterait pas tant qu'il n'aurait pas rendu sa vie pitoyable, il ne dit plus rien. Il rangea ses mots. Il rangea sa rancoeur dans un coin, Riley aimait Stanley malgré tout. "Jusqu'où t'iras? Jusqu'où tu me feras mal juste pour tout avoir?" Et le jusqu'au bout de son frère lui arrachait le coeur mais Riley ne disait rien. Il l'aimait malgré tout. Jusqu'au bout lui aussi.

"Pourquoi tu te tires pas? Pourquoi tu continues à être là, vivre sous le même toit que moi? Tu veux que je sois misérable, hein...
- Non, je veux juste que tu réalises que tu seras jamais moi... Mais surtout, je veux jamais que t'oublies, que TU m'oublies."


Il semblait ne s'inquiéter de rien, il semblait ne pas avoir mal, mais tout cela n'était qu'apparence. Riley avait mal au coeur, il avait envie de sortir de cet endroit maudit. Si seulement il pouvait crier, si seulement il pouvait tout arrêter... Mais non. Il ne fit rien. Il resta planté derrière son frère, les anneaux dans la main comme tout bon témoin se devait d'agir. Il la regarda descendre l'allée, radieuse, le bouquet en main. Pourquoi? Oui, pourquoi? Pourquoi Stanley lui avait même volé sa correspondante? La seule femme qu'il semblait en mesure de comprendre et d'aimer? Riley n'avait jamais connu la réponse, tout ce qu'il savait de cette histoire se tenait en quelques mots. Pendant un certain nombre d'années, il avait entretenu une relation épistolaire avec une américaine du fin fond du Wyoming, c'était un privilège qu'on avait accordé dans les cours de langue dans son école, autant dire que c'était inutile pour Riley qui était devenu bilingue en s'installant en France, mais il avait joué le jeu comme les autres. A vrai dire, c'était étrange, ils ne connaissaient même pas le prénom de l'autre, juste l'adresse et un pseudo, heureusement que la poste faisait son travail une fois qu'ils eurent quittés leur école respective. Riley n'aurait pas su dire combien de temps le manège avait duré, en tout cas, le résultat, il le connaissait bien. Elle était venue à Paris et ils s'étaient donnés rendez vous, Riley n'était pas vu. Pour une raison stupide et regrettable... Le travail. Ce qu'il ne savait pas, c'était que son frère, lui, y était allé en tombant sur le bout de papier qu'il avait laissé sur la table basse avec l'heure et le lieu de rendez vous. Et c'était ainsi que Riley était devenu Stanley pour elle, Eileen. Encore une femme que Riley avait laissé partir pour que son frère vive heureux. Et comme un idiot, Riley les avait regardés tomber amoureux à travers les yeux de Stanley, il avait été là à chaque moment de leur mariage précipité et aujourd'hui, il avait le coeur serré en les regardant s'unir pour l'éternité. Mais il ne bougea pas d'un cil, pas lors des voeux, du cérémonial, rien du tout. Il se contenta de baisser les yeux au moment où son frère embrassa la mariée, en serrant le bout de papier qu'il avait dans sa poche... La lettre qu'il ne lui avait jamais envoyé. La dernière d'une longue lignée, la plus importante mais qui n'existerait jamais à ses yeux à elle.

Chère Eileen,

Ou devrais je dire Madame Howing plutôt, mais ce dénominatif ne me sied pas vraiment. Il me rappelle de manière constante ce que j'ai manqué. Ma vie entière. On s'est envoyés des centaines de lettres, on s'est dit tellement de choses, on s'est avoués des banalités et pourtant, t'avoir en face de moi m'ôte les mots de la bouche. Je suis incapable de te confesser la vérité, incapable de te dire que je suis la personne avec qui tu as entretenu cette relation épistolaire de longue durée. Tu crois certainement que Stanley est cette personne parce qu'il est l'homme qui gère n'importe quelle situation. Il serait capable de faire croire à une coccinelle qu'elle est la reine de l'univers, c'est ce qui le rend si fort, charmant... C'est ce qui le rend si facile à aimer. Il promet monts et merveilles alors que moi, je suis celui qui n'a pas pu venir à notre rendez-vous, pris par un travail que j'ai toujours désiré plus que tout le reste dans ma vie. Aujourd'hui, je le regrette parce que c'est la fin de notre aventure, le premier jour du reste de ta vie. Tu aimes Stanley, je reste sur la touche et j'accepte cette tortueuse réalité parce que tu seras heureuse avec lui. Tout le monde l'est toujours. Je voulais juste que tu saches que c'était moi l'auteur, pas lui, même si tu n'auras jamais cette lettre. L'écrire, c'est comme te le dire. Ainsi, je pourrais vivre plus aisément dans le mensonge que Stanley a créé pour nous. Tout cela n'a plus tellement d'importance, les sentiments que j'ai vu naître pour toi n'ont plus d'importance. C'est lui, l'élu, c'est tout ce qui compte. Sois heureuse, oui, sois heureuse. Jusqu'au bout.

L'auteur de toute notre histoire écrite, Riley."


Et il avait regardé Stanley danser avec Eileen ce soir là, buvant sa coupe de champagne, restant à l'écart de la fête. Il avait souri aux femmes qui lui souriaient, il avait joué son rôle parce que c'était cela être le frère de Stanley, jouer un rôle. Jusqu'au bout, même quand on était misérable et qu'on se laissait sombrer, petit à petit. Mais il lui avait promis jusqu'au bout, non?

"T'as fait quoi?! Tu peux pas lui faire ça, elle est amoureuse de toi. Elle t'as choisi, Stan. Elle t'a épousé, c'est immortel comme lien.
- Aussi immortel que vos lettres? Et bah, tu vois, ça veut pas dire grand chose au final, n'est ce pas?"


Riley n'avait pas cherché à comprendre, il n'avait pas voulu savoir. Tout ce qu'il constata avec effroi, c'était que du jour au lendemain, son frère avait laissé l'appartement vide et dans son crâne, cela ne voulait dire qu'une chose: il avait emménagé avec Eileen, ils étaient heureux. Pendant quelques secondes, il avait serré les poings. Le moment ne durerait pas, Riley était une personne qui contrôlait toujours ses émotions. Même quand il était en colère, personne ne le savait. Personne ne savait jamais vraiment rien sur lui, pas même les femmes qui avaient partagés sa vie à un moment donné. C'était à peine s'il se sentait capable de leur confesser son nom, de peur qu'il ne fasse une erreur et dise Stanley au lieu de Riley, juste pour se sentir comme lui le temps de quelques minutes. Il était capable de tout endurer mais le rejet, il avait encore du mal, douloureux reliquat de l'absence de ses parents, de tous les moments qu'on ne lui avait pas donnés pour privilégier Stanley. Stanley envers et contre tout. Riley se contenta de ravaler sa haine et alla au travail comme tous les autres jours de la semaine. Il arriva en avance, parce que c'était Riley et qu'il faisait toujours son travail de façon impeccable. Et avant que le service ne commence, il vit une blonde entrer en cuisine, un manager de salle lui expliquant quelques règles. Instinctivement, Riley fit tomber son plat de crevettes par terre, lorsqu'il capta qu'il s'agissait d'Eileen. Première pour lui. Lorsqu'elle passa à ses côtés, elle lui lança un bonjour dont il n'écouta que la moitié des mots, pour ne pas sombrer et son ton froid en retour le déstabilisa lui même. "Ouais, c'est ça, bonjour... Va bosser plutôt." Il ne voulait pas lui parler ainsi, mais il voulait aussi ne plus avoir mal et on ne lui permettait même pas d'avoir gain de cause sur le sujet. La suite, Riley ne s'y était pas préparé. Il capta simplement le mot divorce et Stanley parti avant qu'elle ne quitte la salle en trombe. Riley n'eut pas d'autre choix que de lui courir après, jusque dans la rue en criant son nom, mais c'était déjà trop tard, elle était partie. Une nouvelle fois.

Ce ne fut que quelques semaines plus tard que Riley se posa sur son canapé, le téléphone en main et inconsciemment, il pianota le numéro de Stanley. Il le connaissait par coeur, c'était toutes ces choses que Riley savait de son frère et il avait beau essayer de les rayer de sa mémoire de toutes les façons possibles, il n'y arrivait pas. Il savait qu'il ne buvait que son café noir, qu'il aimait le jazz et la poésie française et qu'il détestait la politique et qu'on vienne le réveiller le matin. Riley savait tout de son frère, même ce que ce dernier voulait cacher. Le cuisinier n'était pas dupe, avant même de l'appeler, il avait su. Il savait depuis le début ce que son jumeau ferait subir à Eileen mais par lâcheté, il avait laissé les événements défiler sous ses yeux, parce qu'il le faisait toujours, c'était devenu ce qu'il était... Lâche. Effrayé. De tout. De lui même. "Frérot, je te manquais? Tu m'appelles tôt, bordel. Tu peux pas dormir quand tu bosses pas? T'es pas croyables, Riles." Et Riley sourit parce que cette voix, c'était la sienne mais il savait aussi qu'ils avaient des façons de parler différentes, ce genre de phrases, c'était tout Stanley. "Ouais, je l'avoue, tu me manquais un peu mais ta faute, non? C'est pas toi qui m'as dit qu'on était la même personne et qu'on devait tout partager? Tu m'as menti, Stan, tu m'as pas dit que t'étais parti... Tu m'as pas dit que tu l'avais quitté. Tu m'as rien dit du tout." Et sa voix se faisait tremblante, il avait mal à nouveau, cela ne cesserait jamais, même si rien d'autre que cela ne trahissait son émotion intérieure. Riley était impassible, le regard levé vers la fenêtre, voyant la tour Eiffel s'illuminer devant le lever du soleil. "Je suis désolé, frangin mais ma vie de couple, c'était vraiment pas tes oignons. Si tu veux tout savoir, j'ai rencontré quelqu'un d'autre, coup de foudre et hop, on est montés dans un avion et on très heureux dans les Caraïbes, d'ailleurs tu nous emmerdes, on a la soirée qui nous attend. Va te recoucher au lieu de faire ton ange gardien ou je sais pas quoi. Ca te va pas le blanc. A la revoyure, Riles" Et il avait raccroché. Et le lendemain, au restaurant, il s'était arrêté à côté d'Eileen. Riley pouvait tout lui cacher mais cette petite vérité, il ne pouvait pas. C'était au dessus de ses forces. "Il est dans les Caraïbes, avec une autre. Il est heureux sans toi. Il t'a fait du mal et je lui en veux pour ça. Je veux pas en vouloir à mon frère, c'est trop dur pour moi de le haïr et pourtant... Je suis désolé. Je serais là si t'as besoin de parler." Riley ne l'avait pas regardé en lui disant ces quelques mots. Il avait couru à la cuisine après cela et s'était concentré sur ses champignons, les mains tremblotantes au début mais la cuisine était sa thérapie, elle essuya ses larmes naissantes en l'espace de quelques secondes. Il était heureux nouveau. Même si rien de tout cela n'était jusqu'au bout, bien au contraire.

"Au moins, maintenant, on sait que tu l'auras jamais. Tu pourras jamais passer après moi. Je suis désolé... En quelque sorte."
 
Le monde devait tourner à l'envers parce que rien ne s'était passé comme prévu au bout du compte. Certes, Riley avait reconnecté avec Eileen de manière plutôt inattendue mais le jour où elle était partie en laissant derrière elle une misérable note expliquant que ses parents avaient besoin d'elle à la maison, il n'avait pas compris. A croire qu'il était destiné à ne pas comprendre les décisions des uns et des autres. Ce départ l'avait préoccupé pendant des jours, sa petite amie de l'époque parlant à un mur de pierre, littéralement. Elle le quitta là, il ne réagit même pas, pensant à ce qu'Eileen devait subir là bas, aux Etats Unis. Elle lui avait dit que ses parents ne devaient pas être au courant du divorce, c'était quelque chose qu'elle avait du mal à accepter et elle ne voulait pas lui avouer cet échec là, peu importait la raison. Riley avait écouté, il était bon pour cela, écouter. Le problème dans toute cette histoire, c'était qu'il était tellement préoccupé qu'il n'était plus aussi bon qu'auparavant au restaurant et ailleurs. Sa cuisine n'était plus la même, l'homme était lui même différent. Et quand on travaillait dans un établissement prestigieux, on n'avait pas le droit d'échouer ou d'avoir un coup de mou alors on l'avait renvoyé, purement et simplement avec dix années de bons et loyaux services derrière lui. C'était ainsi dans son monde, rien n'était jamais acquis et il avait accepté la nouvelle, comme il avait accepté tout le reste, la tête haute. A vrai dire, lorsqu'il rentra dans son appartement à demi vide, Riley n'était pas fier, loin de là. Il se entait seul, à demi mort à l'intérieur. Stanley lui manquait, Eileen, il n'osait pas y penser. Il n'était plus que l'ombre de lui même en plus d'être celle de son frère jumeau. Il avait quasiment jeté tout par la fenêtre, laissant l'impulsivité restreinte toute ces années le gérer totalement et totalement animé par un désir de se sauver de sa misère, il fit ses valises et il était en route pour le pays d'origine de son père. Il n'avait aucune idée de ce qui l'attendait, Riley ne savait rien de rien mais pour la première fois de sa vie, il avait l'impression de faire quelque chose de bien. Il lui fallut plus d'un jour pour arriver dans ce coin perdu du Wyoming, des cartes plein les mains, demandant à n'importe qui où il pourrait trouver Eileen ou ses parents. Qu'allait-il dire exactement?

On lui avait donné une adresse et Riley s'y était rendu. Alors qu'il restait caché derrière le portail de la bâtisse, il entendait les conversations d'Eileen et ses parents. Pourquoi restait-il là sans rien faire? La peur le tiraillait. C'était quelque chose qui ne semblait jamais le quitter. Etait-il capable de se faire mal à ce point, de son propre gré cette fois? Pourtant, lorsqu'il entendit la mère d'Eileen lui demander où était son cher mari, cet idiot ouvrit le portail et les bras ouverts, le sourire aux lèvres, il prononça.. "Chérie, je suis enfin là! Tu plaisantais vraiment pas quand tu disais que ça se trouvait sur aucune carte ton bled... Monsieur, madame, Stanley est enfin arrivé." Et on l'invita à s'asseoir à côté d'Eileen, c'était ainsi que le jeu du mensonge démarrait, sans savoir jusqu'où il irait. Riley ne s'en inquiétait pas, il était Stanley, c'était quelque chose qu'il avait toujours voulu intérieurement, non? Alors pourquoi se sentait-il affreux de voler son image pour sauver la dignité d'Eileen? Peut être parce qu'il finirait par prendre ses aises ou alors peut être qu'un jour ou l'autre, il serait fatigué de faire semblant et il redeviendrait Riley, casserait tout et pourrait dire adieu à son amitié avec Eileen. Il n'en savait rien mais la jeune femme, elle, savait. Dès que le reste de sa famille s'éclipsa, elle se tourna vers lui qui terminait de manger ses légumes, lui demandant ainsi ce qu'il fichait ici, d'un simple regard. "Tu voulais pas que tes parents sachent, non? Je te sauve la mise, Eileen, c'est ça que les amis font en général même si t'es tellement têtue que t'accepterais l'aide de personne... T'as besoin d'un Stanley, il s'avère que j'en suis un très bon alors laisse moi faire." C'était ridicule comme idée. Il était Riley, celui qui avait vécu des années tout un tas d'émotions contradictoires en échangeant des lettres avec la blonde à ses côtés. Il était celui qui avait laissé son frère l'épouser et lui faire du mal quand tout aurait pu être différent. Il était celui qui détenait les clés de la vérité entre ses mains mais qui, pourtant, était incapable de dire quelque chose. Il n'était pas le bon frère. Et jusqu'au bout, il ne serait pas le bon jumeau Howing.
   

 
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Pacey J. Garfield
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MessageSujet: Re: Riley + Coz we all live under the same sun. Ven 14 Nov - 17:54

Bienvenue aussi. Razz

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Aimer et être aimé en retour est une règle absolue
"Le plus grand bien que vous puissiez faire à quelqu'un, ce n'est pas de partager vos richesses avec lui mais de lui révéler les siennes." - Benjamin Disraeli©endlesslove.
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Roxanne H. Dawson
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MessageSujet: Re: Riley + Coz we all live under the same sun. Ven 14 Nov - 19:08

Re bienvenue

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Highway of fallen loves

❀ Chaos isn’t a pit. Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again. The fall breaks them. And some are given a chance to climb, but refuse. They cling to the realm, or love, or the gods …Illusions. Only the ladder is real. The climb is all there is. But they’ll never know this. Not until it’s too late.
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Eileen S. Howing
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MessageSujet: Re: Riley + Coz we all live under the same sun. Ven 14 Nov - 19:35

Mon twin qui est resté luiiiii !!!!

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YOUR PROMISES THEY LOOK LIKE LIES
YOUR HONESTY LIKE A BACK THAT HIDES A KNIFE
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E. Riley Howing
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MessageSujet: Re: Riley + Coz we all live under the same sun. Ven 14 Nov - 23:47

Love you all

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MessageSujet: Re: Riley + Coz we all live under the same sun.

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Riley + Coz we all live under the same sun.

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