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 [Kitty] get lucky

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L. 'Whizz' Fenley
is in Buffalo, Wyoming
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Admin

◊ fields harvested : 554
◊ moving in to Buffalo : 29/07/2014


MessageSujet: [Kitty] get lucky Mer 3 Sep - 16:52

Kitty & Whizz

La fête foraine n'allait pas tarder à démarrer, on entendait plus que ça dans la rue, entre les vieux de la vieille qui se concertaient en essayant de deviner ce que le maire et le shérif avaient pu leur réserver cette année, en partant du principe qu'ils se disaient déçus par avance, et les plus jeunes qui tentaient désespérément de voir l'avancée des travaux en sautant par-dessus les barrières. C'était l'effervescence dans Buffalo qui, en plus d'accueillir l'événement, voyait son nombre d'habitants augmenter au fur et à mesure que les touristes affluaient. Concrètement ça ne changeait pas grand chose pour les habitués, ils continuaient leurs besognes afin que tout soit prêt pour l'ouverture des portes, mais dans le fond il y avait tout de même de sacrés inconvénients ; on leur demandait de travailler plus vite, d'accélérer la cadence dans le ferrage des chevaux, dans le montage des palissades pour la contre-piste de l'arène. Cette année ce ne serait pas celle des Fenley qui serait utilisée, et on en était fort déçu dans les rangs de la famille, ni celle des Kelsey. On avait décidé d'en monter une, que l'on démantèlerait à la fin de la fête pour la réutiliser l'année suivante. Apparemment le maire ne souhaitait pas que les fermes des deux clans ennemis soient compris dans les limites du terrain de la fête, surement pour éviter les problèmes que cela avait engendré les fois précédentes. On râlait bien sûr, se sentant lésé, mais au moins chacun boudait dans son coin et les conflits se faisaient plus rare. Le calme avant la tempête, ce qui satisfaisait les plus idéalistes, contrairement aux réalistes qui comprenaient bien que ce n'était surement qu'une accalmie de courte durée et qu'une fois les esprits échauffés par la bière, coulant parfois à flot pendant la fête, les disputes reprendraient. Malgré tout on en profitait et Whizz devait bien admettre que c'était surement la première fois, en vingt-six années qu'il vivait là, que les rues étaient paisibles - et ce malgré l'amas de gens se pressant partout - et propres. A croire qu'il s'agissait de l'événement de la dernière chance, que si cette année ça ne marchait pas il n'y en aurait plus d'autres. On les comprenait aisément, ces propres acharnés de la mairie, qui devait réparer les pots cassés chaque fois qu'un Fenley allait tâter un Kelsey pour le faire sortir de ses gonds, et inversement proportionnel. Même Lawrence semblait s'être apaisé depuis quelques jours, réduisant considérablement ses invasions chez ses voisins pour y mettre le bazar; il ne semblait plus partager son temps qu'entre le travail sur la ferme et chez Galilée et ses retrouvailles avec Sky et Leo à la maison. Une routine dont il avait surement besoin pour ne pas s'éparpiller et, surtout, pour éviter de croiser des personnes qui mettraient certainement à mal ses tentatives de self-control. Il devenait mature, ou alors il tentait de le devenir, mais dans tout les cas il paraissait être en bonne voie.
À ses yeux cela venait sans doute du fait que Sky commençait à se trouver des activités en-dehors de la ferme, même s'il n'était pas encore bien certain de saisir la relation de son meilleur ami avec Manny, mais il restait persuadé que ces deux-là iraient bientôt courir dans les champs mais pas forcément pour la récolte. Ça le faisait sourire, un bon moyen pour le dérider lui devenu si sérieux, mais cela le perturbait aussi un peu; au final il comprenait à quel point il s'était accroché à Sky depuis son accident, et désormais que le jeune homme devenait autonome et se construisait une parcelle de vie où Whizz n'avait pas forcément la première place, il se sentait un peu vide. C'était idiot il le savait bien mais apparemment il ne pouvait s'empêcher de trouver une certaine injustice dans le fait que finalement, Sky n'était pas si dépendant de lui. Alors pour combler ce manque, et parce qu'il lui était encore impossible de retourner voir Trish pour dire autre chose que des choses blessantes - qui ne lui ressemblaient tellement pas -, il reprenait contact avec ses vieux copains de l'école, toujours à l'affût du dernier truc à faire dans le coin.

Et ça n'avait pas loupé. En attendant l'ouverture de la fête foraine, des jeunes avaient réservé la salle des fêtes pour une soirée entre eux et, évidemment, les copains de Whizz en avait eu vent. Ils étaient un peu plus vieux que la moitié des adolescents rassemblés dans la salle, mais cela n'avait pas empêché les garçons de convaincre le Fenley; l'argument selon lequel cela le divertirait l'avait laissé un peu de glace mais il avait fini par céder. Que risquait-il? Il avait perdu un oeil, les probabilités pour qu'il en perde le second étaient tout de même minuscules. De plus, on leur avait parlé de porter des masques, un avantage pour lui qui, en se regardant dans le miroir, se satisfait de son apparence: le masque ne couvrait que ses yeux, s'arrêtant à son nez et par quelques talents de couturiers, sa mère lui ayant appris les bases, il avait cousu un petit tissu opaque sur le trou de gauche pour cacher son oeil invalide et on ne voyait que son oeil droit à travers la découpe, d'un bleu toujours aussi éclatant. Malgré la tentative de Sky de lui refiler sa tenue de cowboy imitation Barbie, Whizz s'était contenté de garder sa chemise à carreau sur le dos et son jean; il sortait pour s'éclater pas pour un défilé stupide pour mannequins décérébrés. Pour la première fois depuis le début de l'année, il se sentait enfin la tête hors de l'eau et il fallait admettre que c'était une sensation délicieuse, même s'il n'était pas convaincu que ce soit la simple optique de sortir qui le réjouissait. Il reprenait du poil de la bête et même s'il ignorait pour combien de temps, il en profitait autant que possible.
"A d'main les enfants, faites pas d'bêtises!" La voix de Leo lui avait chatouiller les tympans alors qu'il lui rétorquait une insulte sur le ton de l'humour, quant à Sky il n'était visiblement pas encore revenu, Whizz ayant terminé sa journée à la ferme avant lui. Il baissa un peu le regard et claqua la porte. L'air de rien il avait la sale impression qu'en vivant ensemble, lui et son meilleur ami se voyaient moins, et ce paradoxe ne lui plaisait pas vraiment. Tant pis. Haussement d'épaules et sifflement s'échappant des lèvres, il rejoignit ses copains à la sortie de sa ferme pour grimper derrière un de ses amis, sur la mobilette, et ils ne tardèrent pas à arriver à la salle des fêtes devant laquelle ils restèrent un moment sans bouger. Des Kelsey. Ils avaient sans doute eu la même idée. Loin de vouloir se démonter ou contrarier ses plans, Whizz surprit ses amis en descendant du véhicule pour finalement franchir les portes, les autres le suivant après concertation. La soirée se passerait surement bien, après tout tout le monde était invité, ils auraient du s'attendre à voir les Kelsey s'inviter aussi.

La musique trancha avec celle que le saloon proposait, où que les radios crachaient d'ordinaire, et le borgne observa les jeunes danser, ou plutôt se dandiner, sur l'espace qu'offrait la grande salle. Ce n'était clairement pas son genre d'ambiance, ça ressemblait trop à un bal de promo improvisé, mais il n'était pas homme à se démonter pour si peu. Il n'était pas là depuis plus de six minutes qu'il tenait déjà une bière, qu'il manqua de recracher en sentant qu'elle était sans alcool, qu'il sirotait en grimaçant. Il n'aimait pas boire mais quand même, il avait ses limites. Observant ses amis se mêler à la petite foule, Whizz recula dans le but de s'appuyer au mur mais calcula mal la distance et sentit quelque chose, ou plutôt quelqu'un se cogner dans son dos. Lentement, sans se presser comme toujours, le Fenley se tourna en replaçant correctement son masque sur ses yeux et baissa le nez vers la petite blonde qui venait de se heurter à lui. Il la connaissait, il le savait, mais sur l'instant il ne fut pas certain de pouvoir donner son nom. Elle trainait régulièrement avec Dell et Roxy, et plusieurs fois en la croisant ses potes à lui s'étaient amusés à lui raconter n'importe quoi, sous-entendant que la fillette en était dingue. Ça le faisait rire, un peu. Plissant les yeux il claqua des doigts quand son prénom lui revint en tête mais se contenta de poser une main sur son épaule. "Ça va, je t'ai pas fait mal?" peu expansif, comme à son habitude mais chassez le naturel, il revient au galop.
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Katherine L. Miller
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◊ moving in to Buffalo : 23/08/2014


MessageSujet: Re: [Kitty] get lucky Ven 5 Sep - 17:52

Get Lucky !
ft. Whizz & Stalker.
La fête foraine. La fête foraine de Buffalo ressemblait totalement à un attrape-touriste ou en ce qui concernait Katherine, une bonne raison de mettre à place ces plans de bataille contre les Kelsey. Elle savait que, de leur côté, ils ne se gênaient pas d'en faire autant s'ils ne sont pas occupés à préparer leur mariage arrangé entre eux. Elle pensait réellement qu'elle n'était pas du tout prête à suivre l'indifférence que faisait preuve son grand frère envers eux et on pouvait être sûr que c'était une source de conflit entre lui et Kitty. Néanmoins, cette année allait devenir une nouveauté. Ils avaient décidé – Le Sheriff et le Maire – de n'inclure aucune partie des fermes afin d'éviter le conflit entre les deux fermes. Comme beaucoup des habitants du village de Buffalo, ce n'était qu'une mascarade ou le meilleur moyen de repousser la pire des batailles. Elle n'avait pas l'impression d'être plus coupable qu'un autre, ses actes étaient justifiées et appréciées par ses parents. Sa mère n'avait pas été trop exubérante quant à son inimitié envers la famille Kelsey. En revanche son père, il n'avait pas avec elle par le dos de la cuiller en la poussant à mettre en exécution son côté obscure.


Ce n'était pas difficile pour Katherine de mettre en situation ses plans même si en ce moment, elle ressentait un petit coup de blues. Elle n'arrivait pas à accepter sa défaite envers Whizz qui ne semblait toujours pas vouloir se rendre compte qu'elle existait. Malgré tout les efforts qu'elle se donnait, il continuait à être aveugle ou ne s'intéressait tout bonnement pas à elle. Etait-ce le fait qu'elle avait sept ans d'écart avec lui ? Qu'il la trouvait trop gamine pour qu'il pensait à elle comme d'une jeune femme de vingt ans qui en pinçait pour lui depuis des années. Elle ne savait pas comment expliquer son acharnement qui virait presque à une obsession. Heureusement, elle n'en parlait pas vraiment ou elle ne parlait du tout d'elle parce que tout le monde venait se confier à elle sans jamais faire attention à ce qu'elle ressentait, ou voulait. Pacey avait été le seul qui avait ce pouvoir sur elle, de la faire se sentir libre de penser, de parler et d'écouter tout à la fois. Maintenant que son père avait gâché sa plus belle amitié, elle n'avait plus personne à qui se confier tout en ayant pas la crainte que ce soit un jour répété et déformé outre mesure. Elle mourrait d'envie qu'un jour, cette épisode de sa vie disparaisse d'un coup de baguette magique. Le plus tragique dans cette histoire, c'était que son père avait déjà tourné la page, elle le sentait surtout lorsqu'elle le voyait discuter sérieusement avec l'un des patriarches Fenley.


Carolane avait contacté plusieurs fois Kitty par téléphone néanmoins, son père n'était jamais loin pour écouter ou surveiller les fréquentations de sa fille. Au bout d'une dizaine de coup de téléphone dans le vide, ils avaient cessé et elle avait prié pour qu'elle comprenne que je ne pouvais plus lui parler publiquement. Il n'y avait personne qui pouvait faire le pigeon voyageur sans que ça ne revienne à l'oreille de son paternel. Même son frère l'aurait envoyé baladé en disant qu'elle était ridicule de jouer à ce jeu à son age. Peut-être était-elle un peu trop craintive d'éveiller la colère suprême de son père néanmoins, elle ne voulait pas non plus que Kévin le pense. L'histoire d'Aïdan lui restait toujours à l'esprit et ce, à chaque fois qu'elle voyait son père se mettre en colère et elle ne comprenait pas le rapport. Depuis le soir où elle avait embrassé Pacey dans sa chambre, elle évitait d'y penser sans avoir de la peine car elle ne ressentait résolument rien pour lui. Ce dernier l'avait comprit alors la jeune fille n'était pas revenue chez lui.


Perchée sur le rebord de sa fenêtre, elle entendit une voiture s'arrêter un peu plus bas, d'une marque qu'elle ne connaissait pas à Buffalo. Une jeune fille blonde en sortit du côté passager et elle grimpa à sa fenêtre comme si elle avait fait ça toute sa vie. Carolane refaisait subitement surface, devant elle, avec une aisance incroyable. Elle lui souriait et Katherine sentit comme une sorte de nervosité lorsqu'elle commença à lui parler : « Kitty, faut qu'on parle et vu que tu ne répondais pas au téléphone... » Elle resta droite même si elle se refusait de la rejeter. Revoir Carolane lui faisait étrangement du bien comme une sorte de baume au cœur. « Que fais-tu, ici ? Tu n'es plus la bienvenue.. » lâcha Kitty mécaniquement, pour rappeler la traitrise de cette dernière. « Non, je sais mais j'ose espérer que tu veuilles bien m'écouter. Je quitte Buffalo, ce soir. » Kitty resta muette de surprise. Elle avait entendu parler – allez savoir comment, que son père n'avait pas arrêté d'être sur le dos de la jeune fille depuis son « humiliante » esclandre sur la place principale de Buffalo. La battant à coup de ceinture et que sa mère ne lui adressait plus la parole depuis sont coming out public. Katherine n'avait pas osé se mettre en porte à faux avec son père alors elle avait fait la morte et avec tout ce qu'il lui était arrivé ces derniers temps, elle n'y avait plus pensé. En revanche, cette réapparition inopinée et cette révélation l'avaient à la fois surprise mais pas du tout en fait. Elle savait que Carolane n'était pas du genre à se laisser appeler victime trop longtemps d'autant qu'elle n'aurait jamais pensé qu'elle tiendrait au courant Kitty de ses projets. « Comment ça, tu t'en vas ? » demanda Kitty en ramenant ses genoux contre sa poitrine, fermant le journal qu'elle entretenait régulièrement. Caro la regardait en prenant un air tout à la fois sympathique et sérieux. « Oui, mais avant je voulais m'excuser pour les problèmes que je t'ai causé par ma bêtise. J'ai été aveuglé par les sentiments que je pensais avoir pour toi. Je tenais vraiment à ce que tu le saches avant que je ne disparaisse de Buffalo. » La plus jeune regardait la plus âgée dans les yeux et dire que Katherine se sentait responsable et coupable de la souffrance de son amie, elle se rendit compte que Carolane aussi ressentait la même chose. « Disons que je n'ai pas eu le même châtiment que toi. Je ne suis pas la plus à plaindre... » Tout d'abord, Caro resta muette de stupéfaction, surprise que Kitty soit au courant de la maltraitance de ses parents mais très vite, elle réalisa qu'elle faisait face à la personne « qui-savait-tout » de Buffalo. « Je ne sais pas comment tu fais ça mais tu devrais devenir Detective ou je ne sais pas, enquêteur... Tu as pensé à entre au FBI.. Un truc de ce genre.. » Carolane secoua la tête de droite à gauche, désabusée par la capacité de Kitty de tout savoir. « Mais il n'y a pas que cela, Kitty mais aussi parce que j'ai rencontré quelqu'un qui peut m'aider à m'en sortir et à m'épanouir telle que je suis. Elle s'appelle Susan. » Carolane commença alors son récit, sa rencontre via des forums internet, puis le coup de foudre qu'elle vivait avec cette Susan qui l'attendait dans sa voiture. Leur histoire d'amour, la révélation que Caro s'était faite sur sa vie alors qu'elle pouvait en vivre une autre : « Je n'ai qu'une seule vie, Kitty et je ne veux pas la gâcher dans les bras d'un homme que mon père m'aura choisi. Je ne suis pas comme ça, j'aime les femmes, une femme et c'est Susan. » Sa déclaration aurait pu ricocher en Kitty mais au contraire, elle se voyait clairement dans la même situation que cette dernière, sauf qu'elle n'était pas lesbienne et qu'en retour, personne ne l'aimait comme pouvait l'aimer Susan. « Mais alors, tu quittes Buffalo mais tes parents ont accepté que tu t'en ailles ? » Carolane rigola : « Ton père a vraiment réussi à t'embrouiller la tête. Sors de ces années 60 où les parents doivent à tout pris décidé de ta vie. Je suis majeur et j'ai envie de prendre des risques sans l'aval de mes parents et c'est ce que je compte faire ce soir. Viens, je vais passer dire au revoir à des amis, il y a une soirée dans la salle des fêtes. Une bonne raison pour qu'on se retrouve toute les deux et que je te présente Susan avant mon départ. S'il te plait, Kitty. Ne me laisse pas tomber, j'ai besoin de ton œil de lynx pour me dire si je ne fais pas fausse route avec Susan. »


Katherine ne s'était finalement pas fait prier. Elle avait comprit que son amie avait besoin d'elle et surtout, d'un autre côté plus personnel, elle avait besoin de sortir et voir autre chose que sa chambre. Elle était reconnue pour ce don de clairvoyance mais elle parlait peu de cet habitude de sonder les gens. Ils devinaient tous en bien ou en mal mais seulement Carolane était au courant. Elle ne savait pas pourquoi elle lui avait avoué ça mais elle s'était justifiée en pensant que c'était la mort d'Aïdan qui lui avait fait baisser sa garde. Peu de personne peuvent se créer une identité comme celle de Kitty et à vrai dire, elle ne s'en vantait néanmoins, si elle pouvait aider son amie pour qu'elle entreprenne sa nouvelle vie, elle n'aurai jamais dit non. Rapidement, elle s'était habillée d'une jupe noir plissé cachant ses petites jambes dans un collant noir, et ses pieds dans des sandales noir avec un talon d'environ sept centimètres. Pour le haut, elle avait hésité pendant plusieurs minutes pour ensuite choisir un t-shirt moulant rouge satin avec des rayures noir à manches longues. Elle laissait ses long cheveux ondulé encadré son visage en cascade et redonna une touche à son maquillage habituelle. Se sentant prête et présentable pour la soirée, elle se dévisagea devant son miroir sur pied puis, sortie par la fenêtre, ses chaussures à la main. Elle sentit une adrénaline surprenante monter en elle en sortant sans prévenir ses parents, ça lui donnait même le sourire.


Katherine avait entendu parlé de la soirée à la salle des fêtes. C'était une mise en bouche pour la foire et vu qu'elle ne portait pas tout le monde dans son cœur, elle avait préféré rester chez elle, au calme. Susan l'attendait sur le capot de sa voiture, une cigarette à la bouche et les cheveux retenu en chignon défait. Il n'y avait rien d'anormal à part un look plutôt garçonnet mais elle restait féminine dans sa façon de se tenir. Sa dégaine ne plaisait pas à Kitty mais lorsqu'elle descendit de sa voiture pour venir la saluer, elle fut soulagée. La voix de Susan était douce et sincère. Son regard moins froid qu'au moment où elle était arrivée : « Bonsoir, Lola m'a beaucoup parlé de toi. Je m'appelle Susan. » Kitty prit la main de que Susan lui tendait en répondant : « Bonsoir, je n'ai pas eu cette chance mais enchantée, Katherine mais tout le monde m'appelle Kitty ! » Puis elle se tourna vers Carolane : « Lola ? » Elle vit son amie rougir en baissant la tête : « C'était mon surnom sur le forum, Lola et Susy pour Susan, du coup c'est resté ! » Kitty hocha la tête et observa Susan à l'en dérober : « Je suis ravie de te rencontrer Susan. »


Elles prirent la route vers le centre-ville et étrangement, le courant passa très bien au plus grand bonheur de Katherine qui fut très heureuse de voir son amie épanouie. Elle était tout simplement contente de sortir de nouveau avec Carolane et de retrouver sa bonne humeur et cette sensation de bien être à ses côtés. Le plus terrible c'était de se dire que c'était sa dernière soirée avec elle. Arrivée sur place, les trois jeunes filles avançèrent d'un seul et même pas vers les portes grandes ouverte de la salle des fêtes en riant, racontant comment elles s'étaient parlées pour la première fois, comment elles avaient réagit lorsqu'elles ont entendu leur voix pour la première fois. Tout cela donnait à Kitty l'envie de vivre cela et elle ne s'était pas gênée pour le dire. Une fois à l'intérieur la fête battait son plein et par-dessus le brouhaha de conversation il y avait une musique assez sympas. Elle se dirigèrent vers le buffet, histoire de se prendre un verre. Katherine avait prit un verre de punch pour se joindre à elles même si elle n'avait pas pour habitude de boire. Elle avait tellement de secret à garder qu'elle ne savait pas si elle pourrait un jour, se laisser aller, au moins une fois. Les conversations fusèrent entre elles et le temps passa à un vitesse incroyable surtout lorsqu'elle vit Susan prendre la main de Carolane pour l'inviter à danser devant tout le monde, sur leur musique préférée.


Katherine était restée au buffet, les regardant prouvé fièrement leur amour sincère devant tout le monde. Au début, elle avait vu des regards de dégoût, d'horreur ou même de pitié pour certain. D'autres qui avaient été présent lorsque Carolane avait crié son amour pour Kitty et qui lui envoyait des regards insistant. Elle n'y répondait qu'en regard franc du genre : « tu-veux-ma-photo- ? » et se resservit un verre de punch. Il était doux et sucré, un vrai petit lait qu'elle aurait pu boire jusqu'à plus soif jusqu'à ce qu'on la bouscula. Lorsqu'elle s'était retournée, elle reconnu le dos du seul et unique Lawrence Whizz Fenley. Son cœur manqua un battement d'autant qu'il se retourna avec une biere sans alcool à la main. Il semblait avoir du mal à la reconnaître alors qu'ils avaient grandit dans la même ville depuis leur naissance. Certes, il ne lui avait jamais porté le moindre intérêt alors qu'elle lui courait après depuis qu'elle savait marcher et courir, qui plus est. Finalement, il lui demanda si il ne lui avait pas de mal en la bousculant ne posant sa main sur son épaule. PREMIER CONTACT PHYSIQUE ET PERSONNE POUR LE VOIR, c'est vraiment pô juste... Alors elle garda son air désintéressée et rétorqua : « Salut, Lawrence ! Non, tout va bien. Mes vêtements ont été épargné... » déclara t-elle en vérifiant tout de même puis elle releva les yeux vers lui et sur sa bière : « Hey, je ne suis pas une amatrice des boissons alcoolisées mais entre nous, quitte à boire de la pisse autant en boire avec de l'alcool pour oublier que t'en boit sinon, prends du coca... Ce serai meilleur, non ? »


Elle porta son verre à sa bouche pour boire une gorgée du liquide rose et lui souriait. Elle n'avait encore jamais pu lui adresser une phrase complète sans bégayer. C'était une victoire pour Katherine qui se tenait face à lui et prête à essuyer un nouvel échec cuisant.
© BANGERZ


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