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 Wyatt + I have no idea what i'm doing but i know i'm doing it really, really well.

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D. Wyatt Leiland
is in Buffalo, Wyoming
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◊ fields harvested : 348
◊ moving in to Buffalo : 03/08/2014


MessageSujet: Wyatt + I have no idea what i'm doing but i know i'm doing it really, really well. Mer 3 Sep - 4:31

Daniel 'Digs' Wyatt Leiland

   
« If you're not into yoga, if you have half a brain. »


   nom : Leiland mais il a un papa Kelsey.
   prénom(s) : Daniel Wyatt, allez savoir le pourquoi du comment. Il envisage de faire une recherche étymologique sur la question, mais ce sera après son entraînement intensif au concourt de tee shirt mouillés.
   surnom(s) : Digs. Parce que quand il était gamin, il se prenait pour une taupe... No questions asked, please.
   date de naissance : 14 mai 1979.
   lieu de naissance : Il est né à Buffalo, dans une meule de foin. Il l'a appris y a pas longtemps, ça a ruiné son innocence. Et celle de son hamster aussi.
   âge : 35 ans physiquement. 75 ans quand il est en consultation, seulement 12 en dehors.
   nationalité : Américaine.
   métier : Il est psy' de métier mais il a bossé en tant que conseiller conjugal & familial dans un coin paumé de Cheyenne.
   situation : Il vient d'adopter son quatrième hamster en six mois... Ouais, depuis la dernière fois où une nana l'a jeté sur le trottoir avec seulement un sac poubelle sur le cul. L'histoire de sa vie. Sinon, il a une addiction aux Coco Pops.
   orientation : Hétérosexuel mais il drague les bananiers quand il est ivre. Il est pressé comme un citron dans sa connerie, disons.
   

caractéristiques, tics, signes particuliers, choses à savoir
   
Bon, ce type est un mystère, il faut le dire. C'est peut être parce qu'il est psy et qu'il tient à entretenir son intelligence dans un jardin secret ou c'est juste parce qu'il a des tendances débiles de bases, mais dans tous les cas, Wyatt a un caractère bien à lui. Il peut très bien être sérieux, vous sortir une thèse sur les problèmes psychiatriques donc vous êtes atteints et vous serez obligés de le croire avec le charisme qu'il a, mais il peut aussi être le débile lourdingue du coin qui vous suit toute la sainte journée en vous sortant des trucs nazes et chiants. Il adore les animaux, sauf qu'il sait pas s'en occuper, c'est pareil avec les gamins d'ailleurs. Il est fêtard, c'est toujours le premier parti en vadrouille mais vous le verrez quand même au boulot le lendemain quoiqu'il arrive. Il est sensible, c'est un gros nounours qui adore les démonstrations d'affection. Il fait confiance assez facilement et il inspire également confiance, c'est certainement pour cela qu'il arrive à avoir des patients réguliers parce que vu ce qu'il raconte les trois quarts du temps, on voit pas comment il réussirait autrement... Il est fan de la bière, de la bonne bouffe et il a une obsession avec le bordel, il adore ça en fait. Son gourou, c'est Chuck Norris alors soyez pas choqués si vous entendez des répliques de Walker de temps en temps dans un contexte pas du tout approprié. En gros, c'est le type qui fout de l'ambiance partout où il passe, il parle fort, fait des blagues souvent incompréhensibles ou drôles pour lui et ses acolytes, il est sociable à n'importe quelle heure et il adore les gens, les comprendre et les aider. En fait, Wyatt est le mec avec plein de névroses et de traumatismes alors que c'est lui le psy. Le comble.


   avatar :Chris Goofy Pratt.
   groupe : Ring of Fire.
   inventé/scénario : Inventé.
   


   

   
Depuis combien de temps êtes-vous à Buffalo ? Vous y plaisez-vous ?
   J'suis arrivé y a trois mois, j'ai vu d'la lumière alors j'suis rentré comme on dit. Enfin, j'suis plutôt sorti en fait si on veut dire les mots tels qu'ils sont vu que j'bougeais pas tellement d'mon divan de psy à Cheyenne. Je m'plais partout où j'vais à vrai dire. On m'balancerait dans une arène où une armée de tigres voudraient m'déchiqueter que j'trouverais quand même une certaine satisfaction à la situation.
Que pensez-vous du conflit entre les Kelsey & les Fenley ? Prenez-vous part pour l'un ou l'autre ?
   Disons que d'mon point de vue de psy, c'est un peu fucked up toute cette histoire mais d'mon point d'vue de Kelsey fraîchement né, j'suis un peu obligé d'prendre le parti de la famille. On va dire qu'on m'a foutu sur l'héritage et mine de rien, ça m'intéresse tout ça. Sorry, les Fenley, sans rancune.
   
   
La technologie et vous, ça se passe comment ?
   Ah vous savez, la technologie et moi, on a jamais été attirés l'un par l'autre. C'sûr que j'aurais eu Meetic, j'aurais pas eu beaucoup d'points d'affinités avec celui d'la technologie. Moi, ma tasse de thé, c'les carnets pendant les séances avec les patients, ouais, c'cliché mais on a besoin que d'ça, d'ses oreilles et d'son cerveau pour ça. Autrement, j'ai un téléphone mais j'm'en sers comme télécommande la plupart du temps parce que j'me goure sans arrêt en fait. J'crois que c'à peu près tout... J'préfère sortir rencontrer les gens plutôt que tous ces bidules incompréhensibles.
Plutôt cheval, voiture, bus ?
   J'me vois pas sur un cheval, j'ai autant d'adresse qu'un clown sur un ballon de baudruche, voyez. Sinon, j'ai jamais réussi à avoir mon permis, on m'a dit que j'étais un danger ambulant parce que j'confondais l'accélérateur et le frein, j'voyais pas le problème personnellement mais bon. Donc, j'vais choisir le bus!

   
prénom/surnom : L'éleveuse de moules kabyles. Ex Lee le traître.
   boy or girl ? : Mouton allemand.
   ce que vous pensez du forum : Il est aussi beau qu'un chameau sur le dos d'une souris. UNIQUE.
   où vous avez connu le forum : La schizophrénie, c'une maladie, il paraît. Enfin, j'vais pas vous faire un speech de psy.
   fréquence de connexion : J'suis connecté télépathiquement all day long.
   un dernier mot ? Groot.
code par kusumitagraph'

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If you like pina coladas...
Wave after wave, I'm slowly drifting, drifting away. (⚡️) Waves + Robin Schulz.
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D. Wyatt Leiland
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MessageSujet: Re: Wyatt + I have no idea what i'm doing but i know i'm doing it really, really well. Mer 3 Sep - 4:40


 

 
« Mange ma main et adopte un hamster. Roux de préférence. »

 
COWBOY BOOTS - C'était une ville paumée, une ville comme toutes les autres et Wyatt avait débarqué comme une abeille en manque de pistil, c'est à dire pas du tout discrètement et en foutant ses sales pattes partout. Autant dire qu'il avait fait sensation avec ses propos de type déphasés, sortis tout droit d'un centre aéré pour attardés ayant dépassé le stade de la puberté vingt ans auparavant. Il était à Buffalo et c'était encore pire que le centre d'attardés d'où il venait, Cheyenne. Le misérable avait posé ses valises à treize heures tapantes sur le sol du cabinet médical de la petite ville. Autant dire qu'il avait été ravi de trouver des bouts de paille sur le plancher, il avait pu dessiner un Chuck Norris avec les brindilles... Même si étrangement, le tout ressemblait plus à la sirène Ariel qu'à un cowboy ninja. Bref, il avait commencé par refaire la décoration de son espace personnel, prêt à accueillir les premiers villageois du coin. Il paraîtrait qu'ils avaient bien besoin d'une thérapie et heureusement pour eux, Wyatt avait toujours la solution. Les gens devaient bien entendu se demander comment un grand gaillard puéril comme lui avait réussi à enchaîner les dix ans d'études pour devenir psy' et bien figurez vous que la réponse était dans ses techniques de consultation très particulières. Il était fin le Leiland, il comprenait les gens en un coup d'oeil et deux phrases de leur part et disons le, identifier le problème, c'était déjà avancer vers le chemin de la guérison. Et pourtant, il en avait rencontré des gens à problèmes.

NOTES DE DIGS PAR SESSIONS (NB: IL S'EST PROBABLEMENT PERDU A QUELQUES MOMENTS.)

Leila, 15 ans - On dit que le silence, c'est une arme pour les oppressés... Fait intéressant sauf qu'au bout de trois heures de combat de froncement de sourcils intenses, ça commence à faire long. + Douzième heure: Silence. Sieste. Oh, tiens, elle a un bracelet. Et merde, j'ai laissé la cage du hamster ouverte... Et merde, y a le chien de mon frère chez moi. Et merde, Billy I. + Grand changement aujourd'hui, la vingt deuxième heure... Première phrase. "Mon beau père est mort." Et un sourire. Y a du boulot. + Bon, trentième heure, diagnostic intéressant. Début de schizophrénie, la fumette, ça fait pas que du bien, y a qu'à demander au mec qu'a inventé les Coco Pops. + Quarantième heure. Solution du diable: après un seul sourire carrément morbide, j'ai proposé un Touché/Coulé, on l'a perdu au E4 mais j'ai gagné la partie. Elle était en colère. Comportement probablement dangereux pour son petit frère. Une autre thérapie en vue? + Quarante et un. Plus jamais, je bois. Ou alors, seulement en compagnie de mon avocat. + Quarante deux. Elle a un épi, un jean troué, une attitude séductrice... Virginité envolée. La jeunesse, c'est plus ce que c'était. Comment ça Britney Spears a deux gamins ? + Dernière heure. Cinquantième. Diagnostic global: Tendance à l'autodestruction, tentative de suicide soupçonné, maladie mentale identifiée. Départ pour un centre adapté. Sinon, j'ai plus de Coco Pops à la maison, je soupçonne Billy II.

Mark, 47 ans - Salade... J'ai envie de salade, dommage que j'aime pas ça. Ah merde, Mark a essayé de parler mais le kurde, je comprends pas. Heure un. + Diagnostic évident au terme de l'heure deux: alcoolisme. Ce type a encore moins de sens que les répliques du Dalaï Lama récitées par Yoda. + Cause du problème: un divorce. Et un père violent. Conséquence: le pauvre gamin de Mark a bien besoin d'une thérapie aussi. Mais il est fan de King Kong en plus ce cinglé. Heure quatre. + Il a oublié l'eau de Cologne aujourd'hui... A moins que ce soit moi, plus jamais je bois. Heure neuf. + A ce stade, la seule solution, c'est la cure. Il a essayé l'héro', les piqûres sur le bras, ça rate pas. Ehh mais, y a la nouvelle saison de Walker ce soir. Fais chier, je vais louper le début. Heure treize. + Il s'est rasé le crâne, il ressemble à Moby là. Et il a oublié sa ceinture, tâches de vin sur les fringues, il est cuit dans son jus et c'était pas du jus de pomme. Heure vingt. Eh, mais, j'ai pas laissé la cafetière allumée? Oh merde, si, je crois. Et merde, je l'ai posé sur la cage de Billy. Ah putain, Billy II. + Trente sept. Il est probable que j'ai dormi lors des quinze dernières. + Quarante. On a essayé une technique pour égayer un peu la dépression de Mark, je lui ai appris le tango. Enfin le Wyatt tango. + Quarante trois. Il a pas bu depuis un mois. + Quarante sept. On a neutralisé le déclencheur: son père, ça a marché. Je crois. Et je vais me faire des lasagnes ce soir. + Je l'ai revu à la supérette. Fiancé. Il va mieux. Parfois, c'est beau d'être psy. Et comme le dirait Chuck, la violence est la dernière option. Ca marche, ouais.

Famille Gillian - Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Chuck et pour fêter ça comme il se doit, la seule chose de vraiment intéressante que j'ai sorti durant cette session plus que morbide, c'est un de ses conseils majestueux: "A lot of times people look at the negative side of what they feel they can't do. I always look on the positive side of what I can do." A méditer. Quatrième heure. + Qui dit thérapie familiale dit disputes, j'ai plus de tympans. Neuvième heure. + Note à moi même: Ne plus jamais confondre le riz avec raticide de celui que je donne à bouffer au hamster. Merde, Billy III. Heure onze. + J'ai pas eu besoin d'écouter longtemps pour comprendre que le problème venait de l'infidélité du père, mêlé avec l'angoisse de la mère qui rend le fils plus proche de Chucky que de Winnie l'Ourson. Le pauvre. Le problème: ça s'appelle la communication et le pardon. Heure seize. Où j'ai foutu mes lunettes? + Et si j'essayais d'écrire de la main gauche, on va voir s'ils remarquent... J'arrive pas à me relire, ils ont pas capté, je crois qu'ils étaient trop perdus dans les récits de pêche du père... La métaphore était intéressante mais franchement salace pour un gamin de douze ans. La pêche à la morue et au thon, sérieusement? Heure vingt. + Vingt cinq. J'ai pas compris pourquoi je me suis fait jeter dehors ce coup ci. Vouloir regarder Goldorak à un rencart, ça se fait pas? Et le petit en a sous la caboche, je crois que c'est le plus lucide des trois. + Nouvelle technique. On s'est foutus des gifles pendant une heure pour faire ressortir la colère de nos chakras, j'ai la joue violette. Je crois que le père a un peu abusé du jeu. Trente. + Après la colère, la douceur. J'ai laissé la thérapie du câlin faire le reste. Le père m'a pété les côtes dans la manoeuvre, je crois qu'il le fait exprès. Trente trois. Eh, mais, le gamin aurait pas volé ma figurine de Chuck sur le bureau? + Cinquante heures. On avance. Surprenant? Le père a arrêté la pêche, la mère est sous Lexo' et le petit... Il ressemble encore à Chucky mais on avance. Britney a sorti un nouvel album? Pourquoi on me dit jamais rien? + Soixante six. Plus jamais je bois, pas en la présence de mon hamster en tout cas. + Le gamin m'a bouffé tous mes Curly en jouant au baseball dans le bureau. On a pété un vase et un carreau. C'était sympa. Les parents sont pas venus. Ca va mieux. Quatre vingt. + Cent. La Der des Der. On a dansé la macarena, c'était un test et je crois qu'on est bons. La thérapie, ça marche. Elle est pas de Chuck Norris celle là, on sent que c'est de moi. Tiens, d'ailleurs, j'ai tennis... Ah non, ping pong... Ah non, beer pong... Mais plus jamais je bois après celle là.

Et après tout cela et bien d'autres encore, voilà que Wyatt débarquait dans cette nouvelle ville, dix fois moins grande et cinquante mille fois moins peuplée que de là où il venait... Faux. Puisqu'il venait de Buffalo et qu'il venait de l'apprendre. En attendant, il avait le saloon à visiter, pas le temps de tergiverser avant de rejoindre sa nouvelle nièce, Manuela, dans un coin perdu de la ville.


ABOUT TODAY - La vie de Wyatt était bizarre... Probablement parce qu'il était lui même un peu étrange mais aussi parce que sa famille était pire que lui. Bien entendu, il ne savait rien de tout cela, pas avant ce début d'année 2014, à l'aube de ses trente cinq ans. La vie de Leiland jusqu'ici avait été extrêmement simple sur le plan familial: d'après les histoires et son cerveau délirant, il était né à Cheyenne de ce cher Jack Leiland et la beauté Maggie, sa femme. Jusqu'à ce jour, il avait eu la chance de passer ses journées à se prendre la tête avec son petit frère, de sept ans son cadet, ce cher Riley. Il avait vécu des jours heureux dans une petite banlieue résidentielle de la capitale de l'Etat du Wyoming. Gamin, il était la petite boule qui se prenait pour Superman mais ressemblait plus à Bob l'Eponge qu'à un véritable super héros. Il s'était d'ailleurs pété la clavicule en se prenant pour Lucky Luke sauf que le cheval, c'était le balai favori de sa mère. Autre fait majeur: il avait eu un délire de six mois où il creusait des trous partout dans le jardin pour faire un souterrain, ouais un vrai René le taupe, il chantait aussi mal que lui d'ailleurs. Mis à part ses aventures dignes d'Indiana Jones, il n'y avait franchement rien à dire sur Wyatt. Bon, si bien sûr, il ne fallait pas oublier de dire qu'à l'école, il n'était pas le plus coté des faux super héros: il avait un style vestimentaire qu'on pouvait classifier d'à côté de la plaque. A croire qu'il n'avait pas tellement compris que le style santiags avec la chemise hawaïenne ne véhiculait pas le même message mais tout chez Wyatt constituait un sacré paradoxe. On le prenait pour le débile mental du lycée, à tort d'ailleurs, parce qu'il était fan de Walker, qu'il participait aux concours de tee shirt mouillés avec les pom pom girls et qu'il racontait des anecdotes qui avaient souvent rien à voir avec le sujet de conversation en cours. Sauf que Wyatt avait un cerveau nettement plus large que la moyenne: il était capable de disséquer les paroles et les attitudes d'autrui avec une facilité déconcertante. C'était son gagne pain à coup sûr. Lui seul était en mesure de comprendre que lorsque Brenda oubliait de se maquiller le matin, c'était qu'on l'avait frappé la veille chez elle. Il était aussi le seul type du coin à comprendre que si Martin bégayait, c'était parce qu'il avait toujours été l'ombre de son grand frère, le célèbre footballeur de l'école. Et il n'oubliait pas qu'il voyait le malheur même chez les plus populaires, ce qui lui avait valu l'amitié de la célèbre Maya McCarthy. Et plus si affinités. Mais nous reviendrons sur ses déboires plus tard. Non, Wyatt n'était pas une star et il réussit à survivre au lycée tout simplement parce qu'il passait son temps à s'incruster dans la tête des gens plutôt qu'à vivre dans la sienne, on appelait cela être névrosé en faisant semblant que chez les autres, c'était pire. A l'heure de la faculté, notre Wyatt passa le plus clair de son temps dans les soirées à tenter de comprendre le comportement des uns et des autres pour ses cours de psychologie. Sa voix était toute tracée donc dès le départ et effectivement, chaque année qui passait, Leiland s'avérait être un excellent psy, qui donnait des conseils certes pas toujours orthodoxes mais cela faisait son effet. A ses trente ans, il avait déjà la chance d'être un praticien et il s'installa dans le quartier de sa ville pour s'intéresser aux problèmes familiaux. Il n'avait pas pensé que ses propres problèmes familiaux coûteraient un million aux psys qui voulaient écrire des bouquins sur le sujet. Et pourtant si...

Il avait bien fallu qu'à un moment dans sa vie, cela foire quelque part. Et c'était arrivé en décembre 2013. Sa mère avait fait une rupture d'anévrisme et son père était arrivé trop tard. La vie, malheureusement. Après cela, les jours se ressemblaient et Wyatt avait tenté de sortir la tête de l'eau comme n'importe quelle homme de trente cinq ans qui perdaient sa mère tentaient de le faire... En allant fouiller dans les souvenirs. Au fond du grenier. Ce jour là, c'était la première fois depuis deux ans que Riley et lui s'étaient retrouvés dans la même pièce sans finir par faire un match de lutte totalement ridicule où la seule chose qui était gagné au final, c'était l'achat de nouvelles fringues vu l'état des précédentes. Non, ils étaient calmes et toussaient sous le tas de poussière des cartons des Leiland. "Regarde, c'est ma collection Pokémon! J'croyais vraiment que maman les avait foutus dans ses tartes comme cadeaux... Elle m'a menti, je le savais que y avait anguille, dieu que je le savais!" Riley n'écoutait pas tellement, bien trop concentré sur la collection des photos de vacances qui prenaient tout un carton dans un coin de l'endroit. "Eh Minimoy, t'as trouvé quoi là? Montre, fais pas ton Trivette!" Il lui chipa l'album des mains et regretta instantanément. Des photos d'eux cul nuls en train de se prendre pour la compagnie créole aux vingt ans de Riley. Nop. Il referma le carnet en beuglant. "Tu l'as fait exprès, c'est ça? C'une vengeance de la fois où j'ai pissé sur ton baobab miniature? Ah p'tain, t'es vil! On est en train de connecter, frérots, déconne pas!" Et Riley lui fit une grimace avant de fouiller dans des vieux documents. C'était bien, c'était marrant, cela plaisait à Wyatt, un petit détour par la case passé alors qu'il nettoyait les vieux vinyles de son père. Dans le silence. Jusqu'à ce que... "Euhhh, Wyatt?" Le grand gamin releva ses yeux qui brillaient d'un vieux disque de Johnny Cash en balançant un "Quoi?" avec le même flow que Cash en son temps. Ringard certes mais bon, cela fit marrer son frère une demie seconde. Oui, juste une demie seconde. "Mate ça." Et il lui passa quelques documents en le regardant d'un oeil hagard, presque inquiet. "T'es constipé ou quoi? Me dis pas qu'on t'a encore foutu un coup de pied au cul? Sérieusement, c'est un truc de Leiland ou quoi?" Il disait cela vu le nombre de fois où les nanas l'avaient foutus dehors avec le pied. Damn it. "Déconne pas, vieux. Lis." Wyatt se concentra à nouveau sur les feuilles sous ses yeux même s'il ne comprenait fichtrement rien. Wyatt Kelsey. Buffalo. 14 mai 1979. Fils de Henry Kelsey Jr & Maggie Connors. Deuxième page. Un bout de testament ou quelque chose du style. On lui reversait une part d'un terrain dans ladite Buffalo ainsi qu'une part d'un business de la ferme Kelsey... "Qui a fumé des joints en falsifiant le carnet de famille? PAPAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!" Et deux minutes plus tard, Jack se penchait sur les documents, lunettes sur le nez en ne souriant pas un brin. Lui savait. Cela se vit instinctivement à la manière dont il lui posa une main sur l'épaule, s'asseyant à ses côtés, timidement, ce qui ne ressemblait clairement pas à celui qu'on surnommait Jack Daniels, voyez le genre. "Ecoute fiston, j'pensais pas que ça arriverait un jour, certainement pas après la disparition de ta mère mais... Ses documents, c'pas le résultat du travail de Dieu ou de Chuck Norris comme tu le surnommes toi. C'ta réalité, Wyatt. J'suis ton père mais j'suis pas ton géniteur. Et Riley... C'ton demi frère. T'es pas né à Cheyenne, t'es pas le résultat d'un accouchement de dix sept heures un jour de record de températures. L’infirmière s'appelait pas Alexandra Cahill non plus..." Le visage de Wyatt devait faire peur, il ne bougeait pas jusqu'à ce que... "COMMENT CA Y AVAIT PAS UNE ALEXANDRA CAHILL A MON ACCOUCHEMENT?!" Il était toujours à côté du problème lorsqu'il était le sujet de la conversation et de la problématique du moment, contrairement à son attitude lorsqu'il psychanalysait. Jack recommença à lui tapoter l'épaule avant d’enchaîner, cette petite parenthèse Walker Texas Ranger terminée. "J'ai rencontré ta mère à un moment où elle était vulnérable. Elle était jeune, avec un bébé sous le bras, oui toi en l'occurrence et non, t'étais pas un géant ni une taupe à l'époque, j'préfère le préciser avant que tu m'coupes. T'étais un bébé normal sauf que ta mère t'a fait avec ce Henry Kelsey... Il était marié, il avait même deux enfants alors tu comprends, c'était un peu compliqué pour lui de t'accepter à l'époque... Il a donné de l'argent à ta mère, il s'en est voulu de t'avoir laissé à elle mais la vie a suivi son cours. Ta mère et moi, on s'est rencontrés et on a été une famille, elle, moi, Riley et toi. Mon fils." Peut être qu'il avait vraiment siphonné trop de bouteilles de whisky avant d'arriver au grenier parce que le tout sonnait comme un vieux polar des années cinquante avec un réalisateur bidon. La suite, il s'en souvenait vaguement. Il avait appris qu'il avait un frère décédé et un autre frère qui régnait sur les terres de Buffalo avec une ribambelle d'enfants. Kevin. Sur le papier, c'était génial ouais, sauf que le Chuck Norris des plaines qu'était ce mec s'avérait réticent à avoir quelqu'un d'autre pour venir disputer l'héritage familial. Et cela, Wyatt l'apprit à ses dépens en arrivant en ville. Merci Buffalo. Merci maman.


REGARDE COMME IL FAIT BEAU DEHORS - Sa famille, c'était une chose mais quand on constatait son âge sur sa carte d'identité, on devait forcément se demander où elle en était dans ses amours et là encore, le sujet était bien vaste et... Clairement bordélique. Mais pour bien comprendre, le mieux, c'était d'opérer une chronologie des événements parce qu'avec Wyatt, il fallait au moins des schémas pour s'en sortir dans le trou noir de son existence.

Maya, 1996-2000 + Le premier amour, c'est toujours unique, c'est l'instant dont on se rappelle pour toujours et à raison. Sauf que de temps, c'est plus un mythe qu'autre chose... Si Maya a été une découverte des plus intéressantes, cela n'a pas empêché le bateau de sombrer pour tout un tas de raisons aussi puériles qu'incompréhensibles. Tout a commencé au lycée, Maya la pomp pom girl est un cliché ambulant qui ne s'intéresse qu'à son nombril, son maquillage et ses nouvelles chaussures. Qui peut bien pousser une fille pareille sur le chemin d'un Wyatt aussi incompris qu'incompréhensible? Le destin, on pourrait dire. Sauf que Wyatt vous dira le contraire. Il vous sortira certainement le discours du prince charmant à la rescousse de la demoiselle en détresse alors qu'il a juste été là lors d'une crise d'angoisse de la jeune femme et qu'à force de mots et de patience, il l'a remise sur pieds. Une fois, deux fois et au fur et à mesure, les choses sont devenues ce qu'elles ont été pendant plusieurs années. Au lycée, leur romance est resté totalement secrète, malgré les rumeurs et les sales coups qu'on faisait payer à l'un et à l'autre parce qu'il s'éloignait de son rang social. Pas glorieux. Finalement, l'université leur a promis de nouveaux horizons et leur histoire a véritablement éclos à ce moment là, c'était sérieux. Comme toute première relation. Ils passaient leur temps à jeter les affaires de l'autre par la fenêtre par colère mais les réconciliations n'étaient jamais très loin... Sauf quand on retrouve sa meilleure amie dans une position compromettante avec son fiancé dans sa chambre d'étudiante. Maya en a tiré des conclusions hâtives et a vite fait de balancer les affaires de Wyatt sur le trottoir devant la faculté avec une gifle en plus. Et un coup de pied au cul en prime. L'histoire a été racontée maintes fois mais la vérité, c'était que Leiland avait juste essayé d'être serviable à cette chère Mary ui avait passé un quart d'heure sous les averses et comme une âme charitable, il s'apprêtait à lui prêter ses vêtements. Mauvaise idée, ouais, très mauvaise idée...

Violet, 2000-2001 + Wyatt n'avait pas tellement traîné pour retrouver quelqu'un. Une erreur probablement, étant donné que dès le départ, son hystérie était un indicateur certain qu'elle avait besoin d'une thérapie et pas d'un petit ami qui faisait des études de psy'. Mais comme tous les manuels l'écrivent, on a toujours besoin de rebondir après une longue relation et ce pauvre Wyatt était tombée sur elle à un concours de tee shirt mouillés alors il s'était laissé faire. Trois concours plus tard, il avait commencé à réaliser que l'entendre percer ses tympans à longueur de journée allait probablement le fatiguer tôt ou tard, sauf qu'il n'avait jamais franchement largué quelqu'un. Son idée à la con, c'était donc de faire en sorte qu'elle se lasse aussi. Il avait testé d'être un lourdingue qui passait son temps devant le foot mais apparemment, cela ne lui posait pas de problèmes... Peut être parce qu'il était lourdingue de base en fait mais n'allez pas lui dire. Il lui avait acheté des hamsters, un rat... Elle avait adoré. Raté. Il avait même tenté les films d'horreur et l'ultime épreuve... Ses parents. Elle avait adoré. En fait, elle était à la limite de le demander en mariage à ce stade. Le comble. Finalement, il avait demandé à un ami de la draguer pour qu'elle le trompe... Pathétique.

Lauryn, 2002 + Un mois, c'était suffisant pour vous marquer à vie. Peut être parce que celle là avait un grave souci lacrymale. Elle pleurait pour un oui ou pour un non et la seconde d'après, elle était capable de vous griffer en rigolant. C'était l'hystérie seconde édition. Sur ce coup là, Wyatt avait joué la carte de l'indifférence mais il s'avérait que tout ce qu'il récoltait, c'était des gifles en plus et des assiettes dans la gueule un jour sur deux. Heureusement qu'il était assez patient en règle générale sinon ce n'était pas certain qu'on n'aurait pas vu de nouvelles colonnes dans la rubrique nécrologique du journal du coin. Finalement, celle là l'avait jeté pour une histoire de chaussettes sales et de zombies... Non, il n'avait pas écouté, elle l'avait fait suer pendant son rewatch de Walker. Il avait récolté un coquard. Avec un coup de pied au cul en prime.

Les années bonheur, 2003 à 2008 + Cinq ans. Oui, cinq longues années où Wyatt avait sillonné les bars en tous genres et il ne finissait jamais avec la même tête d'ange. Et à chaque fois au matin, il se faisait virer, contre son gré du lit de la personne en question. Les raisons étaient diverses et variées mais la cause commune: il était chiant. A l'ouest. Trop bavard. Immature. Et on en passait. Durant cette période faste, Wyatt avait dénombré près d'une trentaine de gifles, peut être le double de coups de pied au cul et il n'avait pas compté le nombre de fois où il avait fini à moitié dénudé dehors dans le noir ou aux aurores. C'était le bon temps comme il disait. Idiot.

Molly, 2010-2013 + La dernière en date était normale. ENFIN. Sauf que c'était lui qui ne l'était pas vraiment. Quel homme sain d'esprit se promenait avec ses volumes de psychologie dans un sac imitation Walker? Il n'y avait que lui et ses idées à la con. Sur le coup, on lui donnait des points pour l'originalité, il avait traîné la jeune femme à des rodéos, des concours de peinture sur peau, un spectacle muet, un strip club pour nanas... Et on en passait. Les idées de rencarts à la Wyatt, cela pouvait détonner. Elle l'avait certainement apprécié pour son côté loufoque, de mecs qui s'achetaient des hamsters tous les deux jours en les appelant tour à tour Billy et en croyant sérieusement qu'ils allaient lui répondre quand il leur parlait. Sans compter qu'il était psy, il devait marquer des points... Mais il était fatigant. Si ce n'était pas le cas avant, sur le coup, c'était réel. Il parlait sans discontinuer de sujets qui étaient clairement en dehors du temps, il n'était jamais au courant de rien de l'actualité mais il était le seul être capable d'aller raconter la vie de Leonard de Vinci à un pigeon voyageur. Si elle avait tenu trois ans et qu'elle avait même habité avec lui pendant la moitié de ce laps de temps, c'était déjà un miracle. Finalement, elle était partie parce qu'elle attendait plus. Elle attendait en vérité une demande en mariage, des enfants... Une continuité à la vie. Et tout cela n'avait même pas effleuré l'esprit de Wyatt, autant dire que quand il lui avait dit, elle l'avait balancé sur le trottoir avec ses affaires  et un coup de pied au cul. La routine Wyatt. Et elle n'était probablement pas terminée; Affaire à suivre...
   

 
code par kusumitagraph'

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E. Hazel Beckett
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MessageSujet: Re: Wyatt + I have no idea what i'm doing but i know i'm doing it really, really well. Mer 3 Sep - 4:41

MON PSYYYYYYYYYYYYYY
PUTAIN ...


Feels d'anticipation d'un truc qui doesn't existe here I come

Bon tu l'sais, jotem même si je hais Lee!

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P'TIT COEUR DE SALAMECHE

How can I take care of your heart when I don't know how to take care of myself? How can you simply give your heart away like this. I don't even know you! How can you be sure I won't break it, how can you trust me when you know absolutely nothing about me!
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Z. Gabriel Witting
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MessageSujet: Re: Wyatt + I have no idea what i'm doing but i know i'm doing it really, really well. Mer 3 Sep - 11:21

LE BANANIER IL VA TE PRESSER COMME UN CITRON OUAIS SI TU VEUX

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“You do something to me That I can't explain. So would I be out of line, If I said I miss you.”

Taxe de la Gabynane
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Katherine L. Miller
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MessageSujet: Re: Wyatt + I have no idea what i'm doing but i know i'm doing it really, really well. Mer 3 Sep - 12:12

Bienvenu à toi, gardien de la galaxie terrestre !
Je te souhaite bon courage pour le reste de ta fiche. Gros bisous

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+ Come As You Are
Tu me dis que c'est la fin ? Moi je pense plutôt que c'était le début de tout. C'est en m'apercevant de cela que je me suis décidé à te récupérer, quelque soit la façon de le faire. © caius
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D. Wyatt Leiland
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MessageSujet: Re: Wyatt + I have no idea what i'm doing but i know i'm doing it really, really well. Jeu 4 Sep - 0:08

Hazel: HUGTHERAPY MA CHERE EEHHEHE.

Gabynane: T'es tendancieux tchoooo!

Kitty: Bien le merci ma chère J'veille sur toi du haut de mon vaisseau en papier mâché

VENEZ TOUS CHEZ LE PSY cheers

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MessageSujet: Re: Wyatt + I have no idea what i'm doing but i know i'm doing it really, really well.

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Wyatt + I have no idea what i'm doing but i know i'm doing it really, really well.

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